Retour

Déraciné, trimballé dans une quinzaine de familles d'accueil non autochtones

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec a entendu l'émouvant témoignage de Xavier Moushoom, mercredi, à Val-d'Or.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Maintenant âgé de 31 ans, il a expliqué avoir séjourné dans plus d'une quinzaine de familles d'accueil non autochtones, à l'extérieur de sa communauté de Lac-Simon, de 8 à 18 ans.

« Je pense que j'ai pleuré toute mon adolescence; pour être honnête, je ne me sentais pas bien en famille d'accueil, je ne me sentais plus bien dans ma peau », témoigne-t-il.

Perdu sa culture

Xavier Moushoom en veut à la direction de la protection de la jeunesse pour l'avoir placé dans plusieurs familles d'accueil non autochtones, où il s'est senti déraciné. « Avec les années qui sont venues par après, j'ai carrément perdu ma langue, perdu ma cultureé

Xavier Moushoom souhaite que le placement d'enfants dans des familles d'accueil soit géré par des Autochtones, et non par le système de la DPJ. Il ajoute que les enfants doivent demeurer à l'intérieur des communautés autochtones, afin de conserver leur culture, tout en restant en contact avec la nature.

Comme les pensionnats autochtones?

Il compare même les placements d'enfants par la DPJ au système des pensionnats autochtones, qu'a vécu son père.

Il dit ne pas en vouloir à ses parents, qui doivent vivre, eux aussi, avec les démons de leur passé.

Xavier Moushoom a réappris la langue algonquine, à l'âge de 21 ans, grâce à sa grand-mère.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce chien refuse qu'on le prenne en photo





Rabais de la semaine