Malgré le fait que les élections aient été déclenchées seulement hier, les équipes de campagne des candidats confirmés dans la région sont déjà prêtes à fouler le terrain des circonscriptions d'Abitibi-Témiscamingue et d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. Premier coup d'oeil aux forces en action des différents partis sur le terrain. 

Députés sortants prêts à livrer bataille

Les deux députés fédéraux sortants de la région sollicitent un deuxième mandat pour le Nouveau Parti démocrate (NPD).

Dans la circonscription Abitibi-Témiscamingue, la députée Christine Moore, en sera à sa quatrième campagne. Elle compte promouvoir son implication auprès des citoyens lors de son dernier mandat, en créant, entre autres, des bureaux dans chacune des MRC de sa circonscription.

Christine Moore assure également que la fin de sa grossesse, qui coïncide avec la fin de la campagne électorale, n'inquiète pas ses électeurs.

« Au contraire, ce qui inquiétait les gens, c'est que je ne me représente pas, dit-elle. Je faisais dernièrement des activités, notamment la tournée des marchés publics et les gens me disaient : ''Là, Mme Moore, rassurez-moi, vous allez continuer à travailler, vous allez vous représenter même si vous allez avoir votre bébé, parce que je vous aime vraiment beaucoup, vous êtes présente sur le terrain, vous êtes bonne et on ne veut pas vous perdre''. Donc je pense que l'inquiétude, c'était beaucoup plus que je ne veule pas continuer, parce que les gens apprécient beaucoup le travail que j'ai fait », illustre l'ancienne infirmière. 

Roméo Saganash, ancien député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, est pour sa part fier de son bilan. Il souhaite poursuivre le travail qu'il a entamé, notamment avec chacune des nations autochtones sur le territoire. La longue campagne peut être avantageuse dans une grande circonscription comme la sienne, selon lui.

« C'est une campagne de 11 semaines, donc on va respirer par le nez, lance-t-il, rieur. Ça nous avantage tous dans la mesure où nous aurons tous 11 semaines pour faire le tour de cette vaste circonscription, poursuit-il, plus sérieux. Autrement, le désir profond de changement que l'on sent au Canada, incluant au Québec, ce ne sont pas les 11 semaines qui vont changer ça. Je pense que le désir de changement est tellement profond qu'on va arriver au 19 octobre et ça va se manifester dans le scrutin. »

Machine libérale en marche

Les candidats du Parti libéral du Canada dans la région sont aussi déjà actifs en vue du scrutin du 19 octobre. Dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Pierre Dufour entame sa campagne à petits pas.

« Faire campagne, c'est un grand mot, je pense, nuance-t-il. Plutôt, ce qu'on a fait, c'est un petit peu de travail de terrain, avec une équipe. Quelles étaient nos stratégies? Comment on allait déployer [nos forces] une fois les élections entamées. Actuellement ce que je faisais, c'est une tournée de certains maires de la région, du territoire que je couvre. Je prenais un peu le pouls et les attentes de ce que les gens envisageaient par rapport au programme fédéral. »

Claude Thibault, de son côté, devra affronter la députée sortante Christine Moore et Yvon Moreau, ancien journaliste télévisé qui représentera le Bloc québécois. La candidate croit qu'elle saura se mesurer à ces deux personnalités, même si ces dernières sont bien connues du public.

« Je n'y vois pas un défi, lance-t-elle. D'une part, il y a les pancartes qui vont pouvoir permettre aux gens d'identifier clairement les candidats. Et je crois que les médias régionaux vont être aussi un beau tremplin. Rencontrer les organismes, rencontrer les maires, rencontrer les décideurs pour pouvoir proposer notre projet. Donc j'ai confiance que toutes ces activités vont me permettre également d'être connue également auprès des groupes avec lesquels j'ai moins eu la chance d'intervenir au cours des cinq dernières années », poursuit celle qui a été directrice de 48e Nord international.

Un premier candidat conservateur

Le Parti conservateur a annoncé aujourd'hui la candidature de Steven Hébert dans la circonscription d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. Il s'agit de la première candidature officielle du parti au pouvoir dans la région.

Originaire de Val-d'Or et âgé de 28 ans, Steven Hébert est titulaire d'un baccalauréat en administration publique et en science politique de l'Université d'Ottawa. « J'ai beaucoup d'expérience en politique, avance-t-il. Jusqu'en 2011, jusqu'avant la dernière élection, j'étais conseiller politique du ministre Pierre Corbeil, alors qu'il était ministre responsable pour les régions de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. J'ai aussi travaillé pour le ministre du Travail à l'époque, David Whissell, et jusqu'à tout récemment, en fait, jusqu'à la semaine dernière, j'étais gestionnaire aux communications stratégiques au Cabinet du premier ministre Harper, à Ottawa. »

Steven Hébert a déjà été candidat pour le Parti conservateur en 2011, mais cette fois, dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue.

Le premier candidat du Bloc investi en Abitibi-Témiscamingue

Yvon Moreau, du Bloc québécois dans Abitibi-Témiscamingue, est actif depuis son investiture en janvier dernier. Il a été très visible sur les réseaux sociaux et, depuis quelques semaines, il a déjà serré plusieurs mains, notamment à l'Exposition agricole de Saint-Félix-de-Dalquier cette fin de semaine. Il se fait voir et arbore des vêtements aux couleurs de son parti politique. Celui qui a abandonné son poste de journaliste en octobre dernier pour se lancer en politique croit que seul le Bloc québécois peut défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.

« Le Bloc québécois m'a convaincu, et surtout les résultats des élections tant fédérales que provinciales des années passées m'ont convaincu qu'il fallait se remettre au travail, dit Yvon Moreau. Gilles Duceppe s'est remis au travail, PKP, un homme d'affaires qui n'avait pas besoin d'abandonner ses fonctions pour faire de la politique, lui aussi s'est investi. Est-ce que moi j'avais besoin d'abandonner mon métier de journaliste pour faire de la politique? Je voulais passer à une autre étape. »

Celui qui devrait porter les couleurs du Bloc québécois dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Luc Ferland, n'est pas encore confirmé dans ses fonctions.

Le Parti vert 

Aline Bégin, qui représentera le Parti vert dans Abitibi-Témiscamingue, considère finalement que son parti peut avantager la région. Originaire de Palmarolle, la candidate habite maintenant Gatineau, où elle enseigne le français aux députés de la Chambre des communes.

Elle s'installera graduellement en Abitibi-Témiscamingue dans les prochaines semaines pour faire connaître les enjeux qui la préoccupent pour la région.

« Faire en sorte que nos forêts soient gérées selon nos capacités et dans un développement durable. Aussi agir auprès de nos ressources naturelles pour que les communautés puissent en bénéficier au mieux. Les gens recherchent des logements et il n'y en a pas et il y a beaucoup de développement qui se fait actuellement en Abitibi. En agriculture, les petites entreprises qui essaient de faire la mise en marché de leurs produits locaux », énumère la candidate. 

Le Parti vert n'a pas encore officialisé de candidat dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou.

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