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Des canotiers de l'Expédition 67 se retrouvent 50 ans plus tard

Des dizaines de citoyens ont assisté samedi à la commémoration de l'Expédition de 1967, sur le bord du lac Osisko à Rouyn-Noranda. Il y a 50 ans, 112 rameurs partaient de l'Abitibi pour rejoindre en canots l'Exposition de Montréal.

Un texte de Boualem Hadjouti

Une trentaine de canotiers qui ont fait la traversée ont répondu à l'invitation des organisateurs des retrouvailles.

Une sortie en canots a été organisée sur le lac Osisko ainsi que le dévoilement d'un panneau commémoratif de l'Expédition.

Yvon Drolet de Ville-Marie qui a participé à l'organisation du voyage est satisfait de l'hommage rendu aux équipages.

« Dans l'air, l'Exposition universelle de Montréal était connue. On avait tous la tentation d'y aller. La seule chose qu'on avait faite par rapport aux autres, c'est qu'on a choisi un moyen un peu différent, c'est à dire y aller par les eaux, et en même temps on a voulu que ce soit un rappel de la rivière des Outaouais qui avait été un cours d'eau important dans l'histoire du Canada », a-t-il dit.

L'enjeu de la logistique

Pour réussir la traversée de 1100 km et de 26 jours, une grosse logistique était mise en place.

Une trentaine de personnes, dont Rolande Jacob de Rouyn-Noranda, devaient notamment assurer le ravitaillement de la flotte de 54 canots.

« Il y avait une ambiance d'amitié, tout le monde se connaissait, tout le monde se serait les coudes, il n’y a pas eu de friction, de jalousie. C’était toujours dans une ambiance de fête [...] c'était bien intéressant », a-t-elle expliqué.

L'occasion de lier des amitiés

L'Expédition a aussi permis aux canotiers de se lier d'amitié.

Marc-André Alain de l'équipe d'Abitibi se souvient de son ancien compagnon, Patrick Cleary, le seul autochtone membre de l'expédition.

« Parmi les 100 gars, il y avait un Algonquin, parce que c'était la route traditionnelle des Algonquins, la rivière des Outaouais et le lac Abitibi, c'est un Algonquin de Pointe bleue. Il est décédé maintenant malheureusement, c'est lui qui m'a enseigné tout ce que je sais dans les canots. C'était vraiment un solide compagnon [...] L'amitié s'est conservée et même transmise à d'autres autochtones », s'est-il rappelé.

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