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Des centaines de personnes participent à des chaînes humaines autour d'écoles de la région

Pour une cinquième fois depuis mai, des chaînes humaines ont été créées ce matin devant plusieurs écoles au Québec. En Abitibi-Témiscamingue, ce mouvement citoyen a touché une dizaine d'écoles.

Avec les informations de Vanessa Limage

À Rouyn-Noranda, 150 personnes ont encerclé ce matin l'école primaire Sacré-Cœur, pour réclamer un meilleur financement des établissements scolaires dans la province. Plus de 350 personnes ont aussi « protégé » l'école de l'Envol de La Sarre.

C'est dans la bonne humeur que des parents, enfants, enseignants et professionnels se donnent la main pour encercler l'école pendant quinze minutes avant le début des classes.

Francine Duhaime est grand-mère. Elle a tenu à prendre part à cette activité. « Je suis ici parce que je crois à l'école publique de qualité pour tout le monde, dit-elle. Je trouve qu'un mouvement comme ça ici sensibilise la population au pouvoir que la population a, de garder une école publique qui est basée sur les besoins des élèves et qui n'est pas empêtrée dans des problèmes administratifs. »

C'est la première fois que l'école Sacré-Cœur de Rouyn-Noranda participe au mouvement pour protéger les écoles publiques. Les parents réclament la fin des compressions du gouvernement libéral de Philippe Couillard dans le système d'éducation. La Commission scolaire de Rouyn-Noranda a dû composer avec des compressions récurrentes de 1,8 million depuis 5 ans.

Clémence Wagni du Conseil d'établissement de l'École Sacré-Cœur craint des impacts négatifs sur les services à l'élève. « La génération de nos enfants, c'est la génération de demain. Donc il faudrait qu'ils aient les meilleurs services pour pouvoir faire évoluer le pays demain », soutient-elle.

Le bureau du ministre de l'Éducation soutient que François Blais est conscient que des efforts sont demandés aux commissions scolaires. Son attachée, Julie White, rappelle cependant qu'elles ont cumulé un surplus de plus de 800 millions.

La présidente du Conseil d'établissement de l'école Sacré-Cœur, Adeline Laquerre, explique que le but de la manifestation « est de protester contre les coupes qui ont été faites au niveau des commissions scolaires dans les dernières années. »

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