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Des chercheurs de l'Université de New York s'intéressent au Défi 100 milles

Des chercheurs de l'Université de New York s'intéressent au Défi 100 milles dans le cadre de recherches sur la motivation.

Pier-Éric Chamberland, actuellement au campus de l'université américaine d'Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, fait un stage postdoctoral sur la motivation. Le détenteur d'un doctorat en psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières s'intéresse au rôle de la motivation intrinsèque, de la planification et de la formation d'une habitude dans le maintien d'une pratique régulière de l'activité physique. Il cherche en somme à comprendre pourquoi les gens se motivent, pourquoi ils poursuivent le défi et pourquoi ils abandonnent.

« Faire de l'activité physique une fois par jour, c'est demander beaucoup à une personne moyenne dans la société, fait valoir le chercheur, rappelant que le défi consiste à courir ou à marcher sur une distance d'au moins 1,6 km pendant 100 jours de l'hiver à partir du 1er décembre. On est extrêmement occupés, on gère une tonne de buts en même temps, et en général l'activité physique ça fluctue dans nos priorités. »

Dans le cas du Défi 100 milles, c'est des gens qui se donnent un engagement de se tenir à une ligne de conduite qui est très stricte.

Pier-Éric Chamberland, chercheur en psychologie

Le chercheur poursuit en notant que lorsque les choses semblent bien aller, les gens ont tendance à baisser leur garde. « On pense à quelque chose d'autre qui demande de l'attention et tout à coup, on vient de sauter une journée, et ensuite une deuxième et sur une période d'un mois on peut rater trois pratiques durant la semaine », illustre-t-il.

Un profil personnalisé de la motivation des coureurs du Défi 100 milles

La collecte de données va se poursuivre jusqu'au mois de mars. Cette recherche va permettre aux responsables du Défi des 100 milles de mieux comprendre les participants, mais aussi aux coureurs de mieux cerner leur profil personnel, croit le cofondateur Vincent Rousson.

« Ça nous permet de mieux connaître les participants, les raisons qui les poussent à faire ce défi-là, indique M. Rousson. Ça va nous donner aussi les outils pour mieux accompagner les participants. Les gens doivent répondre à un sondage, c'est sur une base volontaire, ils peuvent quotidiennement venir donner leurs états d'âme, comment ils se sentent, leurs motivations. »

En bout de ligne, ça va permettre aux participants [d'avoir] un portrait de leur motivation, donc pourquoi eux individuellement ils s'investissent dans une activité qu'ils abandonnent? Pourquoi ils seraient plus susceptibles d'abandonner?

Vincent Rousson, organisateur du Défi 100 milles

Plus de 1500 personnes participent au Défi 100 milles qui a pris naissance Abitibi-Témiscamingue.

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