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Des commissions scolaires peinent à trouver des enseignants qualifiés

La pénurie de travailleurs, qui touche l'Abitibi-Témiscamingue, frappe aussi le monde de l'éducation. Il manque d'enseignants et des suppléants pour les remplacer lorsqu'ils sont absents.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Trouver des enseignants qualifiés pour effectuer les remplacements représente un casse-tête pour certaines commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue.

« Actuellement, on frappe partout pour accaparer la main-d'œuvre dont on a besoin », raconte le directeur des ressources humaines à la Commission scolaire Rouyn-Noranda, Paul-Ange Morin.

À la fin janvier, la Commission scolaire de Rouyn-Noranda offrira un contrat à des étudiants de 4e année, en enseignement à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Les étudiants se retrouveront donc plus rapidement que prévu avec une tâche d'enseignant rémunéré. « Au 29 janvier, j'aurai huit personnes en stage 4 qui seront en emplois rémunérés. C'est la première fois qu'on en a autant. L'année dernière, on en avait trois ou quatre, cette année, c'est huit. Donc il y a eu une augmentation », constate Paul-Ange Morin.

Pour le professeur de l'Université de Montréal, Thierry Karsenti, qui a mené des recherches sur la profession d'enseignant, il faut valoriser la profession pour attirer les jeunes à choisir cette avenue. « Il faut la valoriser auprès de la population et tenter de trouver des façons de rendre les conditions de travail plus intéressantes », considère-t-il.

Les commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue, le syndicat régional des enseignants, et l'UQAT travaillent justement à l'élaboration d'une campagne de valorisation de la profession d'enseignant.

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