Retour

Des CPE de la région peinent à combler leurs places disponibles

Des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées subventionnées du Québec peinent à combler leurs places vacantes. Selon la présidente du Regroupement des CPE de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Manon Barbe, cette situation est remarquée dans la région, que ce soit dans les grands centres que dans les petites municipalités.

Avec les informations d'Angie Landry

Des CPE de Val-d'Or, Malartic et La Sarre ont éprouvé des difficultés à combler le nombre de places disponibles, et certains ne remplissent pas leur capacité maximale. « Pour nous, c'est lié directement avec la modulation des tarifs, où maintenant, tout le monde peut faire des reçus. Il n'y a plus d'avantage, nécessairement, fiscalement parlant, pour le parent [d'envoyer ses enfants en CPE]. Il y a plein de petits services qui se sont ouverts. Des mamans à la maison, qui ont trois, quatre enfants, ils font un reçu, etc. Ce qui est inquiétant, c'est de s'assurer de la qualité des services dans lesquels ces enfants-là se retrouvent », souligne Mme Barbe.

La présidente du Regroupement des CPE de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec croit également que l'ajout de prématernelles 4 ans par le gouvernement provincial constitue un facteur important de cette problématique.

« Ils disent qu'on a été consultés, ils nous ont envoyé deux jours à l'avance les demandes des commissions scolaires qui l'avaient fait. Nous, on a tout de suite écrit une lettre disant qu'on croyait que c'était trop hâtif, qu'il fallait prendre le temps d'étudier le territoire. On n'est pas contre les maternelles 4 ans. On voulait s'assurer que c'était des foyers qui répondent correctement aux besoins [des enfants]. On s'est fait dire : "Écoutez, c'est déjà tout décidé de toute façon." », relate-t-elle.

Au cabinet du ministre de l'Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, on souhaite remettre les pendules à l'heure et spécifier que les CPE et services de garde subventionnés par l'État restent pourtant financièrement plus avantageux que les garderies privées non-subventionnées.

Plus d'articles