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Des drones pour introduire des substances illicites dans les prisons du Québec

La présence de drones près des centres de détentions de la province inquiète les agents de la paix en services correctionnels. Selon des données obtenues par l'émission Le Québec Matin, les vols de drones au-dessus des prisons québécoises ont pris des proportions alarmantes. Depuis 2014 seulement, près d'une cinquantaine de drones ont été observés près des prisons de la province.

Des substances illicites en plus grande quantité

« La technologie a amené des machines qui sont capables d'introduire à l'intérieur des cours des substances illicites, ou encore du tabac, qui est illicite à l'intérieur des murs, parce qu'il y a une interdiction de fumer pour tout le monde à l'intérieur des prisons. Ça entraîne un trafic additionnel », confirme le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.

Les quantités de drogues qui arrivent ainsi à l'intérieur des prisons sont beaucoup plus grandes que par le passé. « Il y a 15 ans, on parlait qu'on venait lancer une balle par-dessus la clôture ou ils nous lançaient des flèches avec des stupéfiants accrochés après, mais c'était des petites quantités, rappelle Mathieu Lavoie. Aujourd'hui, ce sont des drones qui amènent de grandes quantités. »

Brouiller les ondes, une solution?

Le président national du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec propose donc quelques solutions pour réduire le nombre de vols de drones près des prisons. « On a parlé beaucoup dans le passé des brouilleurs d'ondes. Pour nous, peut-être que ce serait une solution à envisager, suggère-t-il, parce que les drones, maintenant, sont contrôlés à partir de cellulaire, à partir d'une tablette, on peut contrôler un drone. Pour nous ça serait peut-être la solution pour que, quand ils entrent dans le périmètre, s'il y a des ondes qui sont brouillées, ça puisse les bloquer ou les faire tomber avant qu'ils ne se rendent dans le périmètre pour éviter qu'ils ne se rendent aux établissements. C'est une solution qui devrait être envisagée, qui devrait être testée. »

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