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Des municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue veulent protéger leur eau des forages pétroliers et gaziers

Des municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue veulent mieux protéger leurs sources d'eau potable d'éventuels travaux de forages pétroliers et gaziers.

Un texte de Boualem Hadjouti

Il s'agit notamment de Macamic, Palmarolle, Sainte-Hélène-de-Mancebourg et Chazel, qui font partie d'une liste de près de 300 municipalités du Québec qui adhèrent à une démarche commune en faveur d'une dérogation au règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

Le RPEP est un règlement adopté en 2014 par Québec, qui interdit tout forage à 500 mètres d'une source d'eau.

La distance est jugée insuffisante par les municipalités qui veulent étendre la zone de protection, comme l'explique Claude Morin, le maire de Macamic, une municipalité d'Abitibi-Ouest de plus de 2700 habitants.

« On voulait s'assurer de la protection des berges et des rives par rapport à l'approvisionnement de l'eau potable. On voulait s'assurer que la qualité de notre eau potable demeure optimale pour le traitement de notre usine. C'est pour ça qu'on a demandé cette dérogation-là, de ne pas permettre des travaux très près de la rivière », dit-il.

De nouvelles municipalités adhèrent à la démarche

Lundi, une nouvelle liste d'une soixantaine de municipalités qui ont adopté dans les derniers mois un règlement municipal afin de mieux protéger leurs sources d'eau sera déposée au ministère de l’Environnement.

En juin dernier, une liste d'environ 250 municipalités qui veulent obtenir le droit de mettre en oeuvre leur propre règlement a été envoyée au gouvernement.

Le juriste Richard E. Langelier, du groupe d'avocats qui appuie le comité de pilotage de la démarche en faveur d'une dérogation au RPEP, salue l'engagement des municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue.

« C'est très encourageant, en quelque sorte, que malgré le fait qu'il n'y ait à ma connaissance aucun forage gazier et pétrolier dans votre région, ça indique tout de même que dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, il y a des préoccupations en ce qui concerne la protection des sources d'eau potable, insiste-t-il. On voit bien que finalement, c'est une véritable démarche collective et provinciale et c'est pas une démarche régionale. On est très content que des municipalités de votre région se soient jointes à la démarche commune. »

Richard E. Langelier précise qu'après le dépôt de la liste, le ministère de l'Environnement devrait rendre sa décision concernant les demandes de dérogation.

La suite de la démarche des municipalités dépendra de la réponse du Ministère.

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