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Des sous-traitants pour l'entretien ménager dans les écoles : SCFP dénonce

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dénonce le recours à la sous-traitance pour assurer le service de conciergerie dans les écoles.

Avec les informations d' Émélie Rivard-Boudreau

L'Abitibi-Témiscamingue est connue pour recourir de plus en plus à ce système depuis le début des années 2000.

Selon la section locale du SCFP, seules 3 des 15 écoles primaires de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois ont toujours leur propre conciergerie. Les autres utilisent les services d'une entreprise privée.

Le président, Gaétan Gignac, considère que le recours à la sous-traitance par les commissions scolaires coûte plus cher que d'embaucher des employés.

Il estime également que la propreté des établissements en souffre et que les élèves et le personnel bénéficient de moins de services avec cette formule.

« On fait la démonstration avec Pierre-Guy Sylvestre, qui est économiste au SCFP, que, dans les écoles primaires, on était moins cher. On s'est aperçu qu'à la Commission scolaire de Portneuf, ils ont commencé à réintégrer des concierges, parce que le syndicat a fait comme nous et il a prouvé que c'était moins cher au niveau primaire. Quand l'entretien ménager est fait par du personnel, il y a certains élèves qui se confient à leur concierge », a expliqué Gaétan Gignac.

À la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois, les contrats d'entretien ménagers accordés pour les écoles primaires varient de 82 000 $ à 191 000 $.

Selon Gaétan Gignac, des surplus de près de 50 000 $ sont annuellement facturés par les sous-traitants pour de l'entretien supplémentaire.

La CSOB donnera sa version des faits la semaine prochaine.

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