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Desserte ambulancière : il y a urgence d'agir, selon les acteurs régionaux

La couverture ambulancière en Abitibi-Témiscamingue est de nouveau mise de l'avant par des invervenants régionaux, qui qualifient la situation « d'urgente ».

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

Depuis 2006, le volume d'appels d'assistance a augmenté de 25 % dans la région, selon André Vezeau, représentant d'Ambulances Abitémis/Dessercom.

Malgré tout, certains des secteurs de l'Abitibi-Témiscamingue fonctionnent avec des horaires de faction.

Pour une région aussi vaste que l'Abitibi-Témiscamingue, cette façon de travailler ne permet plus d'offrir un service adéquat, selon André Vezeau.

Il demande l'abolition des horaires de faction afin d'offrir un service plus stable et sécuritaire.

« On a un gros problème de stabilité dans les cinq régions, qui fait qu'on a des fermetures de camion. Autrement dit, il n'y a pas d'ambulance de disponible pendant 8 h, 4 h, 12 h dans certains secteurs importants. Ça peut arriver à Barraute, Senneterre et Quévillon, qu'il n'y ait pas d'ambulance en même temps », fait-il valoir.

Abolis à Rouyn-Noranda et Val-d'Or

Depuis le début de l'année, les horaires de faction ont été abolis à Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

Le maire d'Amos et préfet de la MRC d'Abitibi, Sébastien D'Astous, qualifie la situation de l'Abitibi-Témiscamingue d'inéquitable.

« Nos citoyens doivent être traités de façon équitable. Si on peut sauver une minute pour des cas d'AVC, d'arrêts cardiaques, bien c'est des vies que l'on pourrait sauver », déclare-t-il.

Exil des jeunes

Les horaires de faction forcent aussi les jeunes qui étudient au programme de Soins préhospitaliers d'urgence en Abitibi-Témiscamingue de faire leur stage à l'extérieur de la région.

Selon André Vezeau, ces étudiants ne reviennent pas travailler dans la région à cause des horaires de faction, créant ainsi un problème de rareté de la main-d'oeuvre.

Le député d'Abitibi-Ouest appuie les demandes d'Ambulances Abitémis/Dessercom.

Francois Gendron aimerait qu'il y ait plus de volonté politique pour faire avancer les choses et une plus grande implication du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue dans le dossier.

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