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Différend entre La Piaule et le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or : leurs partenaires souhaitent les rallier

Le député d'Abitibi-Est, le maire de Val-d'Or et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue veulent rallier La Piaule et le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

La semaine dernière, le président de la maison d'hébergement La Piaule, à Val-d'Or, a adressé une lettre au député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois, disant qu'il avait été muselé par la directrice du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier. La correspondance a été envoyée en copie conforme aux médias et à plusieurs intervenants et politiciens de Val-d'Or et de communautés autochtones.

La division au sein du milieu communautaire et autochtone de Val-d'Or ne ralentit pas les projets en matière d'itinérance et de pauvreté. C'est du moins ce qu'assure le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, qui travaille à rallier les deux acteurs.

« Les représentations ont été faites auprès des personnes concernées et on en appelle à leur maturité. La Piaule est à pied d'oeuvre pour remplir sa mission et l'organisation du Centre d'amitié autochtone est également à pied d'oeuvre pour remplir sa mission. J'espère que ce climat-là va s'assainir et que les services que la clientèle vulnérable a besoin pourront être obtenus auprès de l'un ou de l'autre des organismes », a-t-il commenté. 

Le CISSS et Guy Bourgeois

De son côté, le président directeur général du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, Jacques Boissonneault, se désole de ce malaise et du fait qu'il soit rendu médiatique.

Il souhaite lui aussi rassembler les deux intervenants. « Lorsqu'il y a un différend entre deux partenaires-clés, c'est toujours désolant. Oui, il y a une situation intense en ce moment, mais il y a aussi tout le phénomène de l'itinérance à Val-d'Or. Il est clair que, tant le Centre d'amitié, que La Piaule, mais aussi l'expertise de monsieur Grenier, qui est reconnu en tant que professeur de l'UQAT, ce sont tous des acteurs dont on a besoin », souligne-t-il. 

Jacques Boissonneault affirme également avoir parlé avec Édith Cloutier, qui lui a assuré sa collaboration.

Le député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois, n'a pas personnellement rencontré Édith Cloutier ni Stéphane Grenier, mais il affirme que des membres de son équipe ont pris contact avec eux. Les échos qu'il a obtenus lui donnent confiance pour la suite des projets entamés par les deux organismes. 

Soulignons que Stéphane Grenier est à l'extérieur du pays et qu'Édith Cloutier n'a pas voulu commenter le sujet. 

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