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Diminution des signalements retenus par le Directeur de la protection de la jeunesse en Abitibi-Témiscamingue

En moyenne, 11 signalements sont faits chaque jour au Directeur de la Protection de la jeunesse (DPJ) de l'Abitibi-Témiscamingue, mais la proportion de signalements retenus est à la baisse par rapport aux signalements effectués au cours des années précédentes selon les données compilées dans le 13e bilan annuel de celui qui a le mandat d'assurer la protection des jeunes de 0 à 18 ans de la région qui vivent une situation compromettant leur sécurité ou leur développement.

Avec les informations de Sandra Ataman

Durant la dernière année, la Direction de la protection de la jeunesse en Abitibi-Témiscamingue a reçu 4012 signalements, soient 11 signalements par jour en moyenne. Il s'agit d'une augmentation de 11 % comparativement à l'an passé. De ce nombre, 1441 signalements ont été retenus, pour une baisse de 2,6 % par rapport à l'année dernière.

« On comprend de ça que les gens cherchent de l'aide, analyse le DPJ de l'Abitibi-Témiscamingue, Philippe Gagné. Parce qu'on a une diminution des signalements retenus. C'est une bonne chose que les gens signalent la détresse des enfants du territoire. Maintenant, lorsqu'on ne retient pas un signalement, on dirige ces gens là vers le bon service. »

Au Québec, les signalements ont augmenté de 1,1 % avec 87 800 enfants signalés. C'est une moyenne de 240 signalements par jour.

Sensibilisation aux mauvais traitements psychologiques

Le Directeur de la protection de la jeunesse en Abitibi-Témiscamingue, Philippe Gagné, a profité de la présentation de son bilan pour sensibiliser la population aux mauvais traitements psychologiques, qui peuvent prendre différentes formes comme le dénigrement, le rejet affectif et les menaces. En Abitibi-Témiscamingue, 7,3 % des signalements retenus, soient 105 cas, sont des signalements de mauvais traitements psychologiques. Il s'agit d'une hausse de 2 % depuis 2008.

La psycologue au Centre intégré de santé et des services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Joyce Chagnon, redoute les effets à long terme de cette violence invisible.

« Il y a une petite fille qui me disait, tu sais Joyce, ce qui a fait le plus mal [ce n'est] pas la claque, la claque tu l'oublies, mais ce sont les paroles que mon père m'a dites, indique-t-elle. Même si je suis maintenant une adolescente, je les entends encore et elles font encore mal. Donc, je pense que c'est ça l'essence de la violence psychologique, c'est qu'elle reste là. »

Le DPJ de l'Abitibi-Témiscamingue, Philippe Gagné, sera l'invité d'Annie-Claude Luneau cet après-midi au Radio magazine. 

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