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Disparition de Sindy Ruperthouse : le père de la femme autochtone disparue fait le point sur les recherches

Le père de la femme de Pikogan Sindy Ruperthouse disparue depuis le printemps 2014 s'est dit « satisfait » des recherches qui ont été menées avec l'appui technique de l'organisme Recherche et sauvetage du Témiscamingue (RESTEM) dans le secteur boisé de la rivière Bourlamaque près de Val-d'Or et qui ont permis de trouver divers objets pour faire évoluer l'enquête de la Sûreté du Québec. 

En entrevue à l'émission Des matins en or, Johnny Wylde parle avec émotion des proches qui se sont déplacés l'espace de la fin de semaine, tant pour offrir du support que pour participer activement aux recherches qui ont permis de remettre aux policiers des ossements, des vêtements, des souliers et un couteau, entre autres. 

Support et recherche

« On a eu beaucoup de support. On était exactement 52. Il y avait à peu près une vingtaine [d'entre nous] qui cherchaient dans les terrains et les autres c'était pour supporter la famille qui était sur le terrain, explique-t-il. On a fait un feu, on a fait une cérémonie avant de commencer. »

Des moments remplis d'émotions

Saisi d'émotion, le père de famille dit ainsi avoir vécu sur le fil du rasoir toute la fin de semaine. Il a dit avoir craint tant de retrouver sa fille que de ne pas la retrouver. 

« C'est un mélange d'émotions. On n'a jamais vécu ça. C'est pour ça que j'espère que ça va être positif. Je ne veux pas que moi-même je la trouve, ça serait toute une affaire si moi-même ou bien ma famille [la trouvait] », poursuit-il, précisant que la famille rapprochée est restée au quartier général mis sur pied pendant les recherches, alors que ses petits-enfants ont participé à la battue.

Trouver une issue malgré tout

« On les aide à avancer dans le dossier parce qu'en faisant des recherches [comme celles-là], ça fait un plus pour la Sûreté du Québec », explique-t-il, précisant que l'enquêteur dans le dossier lui a téléphoné dimanche pour lui dire qu'il était satisfait des recherches menées au cours de la fin de semaine. 

La Sûreté du Québec soutient pour sa part que la responsabilité de faire des recherches lorsqu'une enquête est en cours ne revient pas à la famille. La porte-parole Martine Asselin soutient cependant que plusieurs familles de personnes disparues prennent tout de même cette initiative. 

« La famille de Mme Ruperthouse [a] décidé de faire des recherches dans ce secteur-là. Pour la Sûreté du Québec, ce n'est pas un secteur qui est établi comme étant un secteur pertinent, explique Mme Asselin. Toutefois, on n'empêche pas la famille comme plusieurs autres familles de disparus de faire des recherches. Et dans le cas qui nous occupe, nous, ce qu'on a décidé de faire, c'est de les appuyer en ayant un technicien en identité judiciaire disponible. »

Johnny Wylde ajoute que d'autres recherches, orientées en fonction des témoignages reçus des gens de la région, devraient être menées cet été. 

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