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Donner de son temps, c'est aussi un peu s'aider soi-même

Plusieurs organismes de la région organisent cette semaine pour remercier les gens qui leur donnent de leur temps dans le cadre de la Semaine québécoise de l'action bénévole. Le Radio magazine a saisi cette occasion pour réunir des personnes qui, chaque semaine, posent le geste désintéressé de donner un peu de temps à leur prochain. 

D'après une table ronde du Radio magazine

Joël Bossé est bénévole au Centre de bénévolat de Rouyn-Noranda. Son implication consiste à accompagner les gens qui doivent se rendre chez le médecin, à l'épicerie ou ailleurs, mais qui n'ont pas les moyens financiers de prendre un taxi pour le faire.

Travailler dans le plaisir

« Je le fais avec plaisir et je ne le fais pas parce que c'est une bonne oeuvre, je le fais parce que j'ai besoin de faire quelque chose pour passer le temps, lance d'emblée l'homme de 81 ans, précisant qu'il souhaite pouvoir s'impliquer encore pour les dix prochaines années.

S'intégrer dans la communauté

Originaire de l'Île de la Réunion, William Noury, a trouvé dans le bénévolat une façon de faciliter son intégration tout en apprenant les ficelles du métier d'éducateur spécialisé. Arrivé à Rouyn-Noranda en 2010, il n'a pas attendu la fin de ses études pour donner du temps à des enfants à titre de « grand frère » au sein de l'organisme Grands frères, grandes soeurs de Rouyn-Noranda. 

« C'est vraiment l'fun de voir ce lien-là se créer, dit-il. C'est un lien qui devient vraiment, vraiment fort et vraiment important des deux côtés, autant [pour] le petit frère [que pour] le bénévole. [...] Au niveau enrichissement humain, ça m'a appris beaucoup de choses, [entre autres] à ne plus avoir de préjugés. »

Combattre les préjugés

La directrice générale de la Ressourcerie Bernard-Hamel, Martine Dion, croit que l'organisme qui prépare des repas pour les familles à faibles revenus et qui vend des items de seconde main à petits prix ne pourrait pas fonctionner sans l'apport des quelque 500 bénévoles qui y cuisinent et accomplissent diverses tâches. Mais elle ajoute que chacune des 1200 heures de bénévolat passées à la Ressourcerie Bernard-Hamel contribue aussi à combattre les préjugés liés à la pauvreté. 

« Il y a une équipe de bénévoles composée principalement de retraités qui est là toutes les semaines trois après-midis par semaine pour aider les personnes qui viennent chercher les dépannages alimentaires. Donc, ces personnes-là sont en contact vraiment direct avec la clientèle », explique-t-elle, précisant que plusieurs des bénéficiaires de l'organisme s'impliquent aussi bénévolement.

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