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Écoles alternatives : un engouement qui ne démord pas

L'école alternative le Papillon-d'Or de Val-d'Or suscite l'engouement, alors que les demandes d'admission surpassent largement le nombre de places disponibles. Un engouement qui s'observe aussi dans les autres écoles alternatives de la région, soit celles d'Amos et de Rouyn-Noranda.

Un texte de Thomas Deshaies

Les parents de l'école alternative Papillon-d'Or s'impliquent activement dans la formation des jeunes, en offrant notamment des ateliers chaque semaine.

Selon la présidente du conseil d'établissement de l'école, Wina Jacob, c'est ce qui explique la longévité de l'école, qui a été fondée il y a 32 ans. « Il y a eu une demande beaucoup plus hâtive ici à Val-d'Or [pour une école alternative] que dans les autres milieux, affirme-t-elle. Ce sont les parents qui ont fait que cette école existe, et qui ont pu maintenir cette école en place. »

Le nombre de demandes d'admission est en hausse depuis trois ans, selon la directrice de l'école, Cathy Pomerleau. « 21 demandes, dont 17 pour l'entrée en maternelle, pour une possibilité de 5 nouvelles places », explique-t-elle. La priorité est donnée aux frères et sœurs de l'enfant qui a déjà été admis.

Un agrandissement serait souhaité par certains, dont Mme Jacob, mais aucun projet concret n'est actuellement en préparation.

Aussi à Amos et à Rouyn-Noranda

La présidente du conseil d'établissement des classes alternatives de la commission scolaire de Rouyn-Noranda, Staifany Gonthier, dresse un bilan plus que positif un an après l'ouverture du programme. « On va doubler notre capacité [l'année prochaine] », s'exclame-t-elle.

Le directeur de l'école alternative d'Amos, Steve Marquis, parle lui aussi d'un enthousiasme exponentiel depuis l'ouverture, il y a deux ans. « On a beaucoup de monde et c'est pour ça qu'il faut restreindre le nombre d'entrées, explique-t-il. Plein de personnes qui attendent avec impatience que leurs enfants aient l'âge pour aller au préscolaire. »

Bien que les écoles alternatives soient publiques et donc non-discriminatoires en ce qui concerne la classe sociale des familles, un comité de sélection est prévu dans chaque école, compte-tenu de la popularité. On cherche à voir si les parents sont prêts à prendre part aux activités et adhèrent à la philosophie de l'école, nous a expliqué la directrice de l'école Papillon-d'Or, Cathy Pomerleau.

Un projet d'école alternative au Témiscamingue était en préparation, mais faute de mobilisation des parents, il se trouverait en dormance.

Autonomie des jeunes

La liberté et l'autonomie laissées aux jeunes à l'école Papillon-d'Or en enchantent plus d'un, dont le jeune Austan. « Je trouve ça cool, comparé aux autres écoles, parce que les autres écoles, c'est juste des cours », explique-t-il, en marge d'un atelier.

La directrice de l'école Papillon-d'Or, Cathy Pomerleau, souligne quant à elle l'esprit familial qui règne dans l'établissement. « On est une grande famille, on travaille en coéducation et même en cohabitation, souligne-t-elle. Tout l'aspect autonomie est développé chez les enfants. »

« Ça fait des enfants qui sont souvent très curieux de ce qui peut se faire, ça fait aussi des enfants qui vont remettre les choses en question, parce qu'ils vont avoir appris à voir les choses différemment », ajoute quant à elle Wina Jacob.

La présidente du conseil d'établissement des classes alternatives de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, Staifany Gonthier, prévient toutefois que l'école alternative ne convient pas à tous les jeunes. « Certains élèves ont un peu de difficulté. Il y a des enfants à qui ça ne convient pas, il faut donc faire attention à ça », prévient-elle.

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