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Élever des chèvres laitières, un secteur en plein développement au Témiscamingue

L'élevage de chèvres laitières a le vent en poupe au Témiscamingue. Au cours des prochains mois, au moins cinq nouvelles entreprises vont se lancer dans cette production. La proximité avec le marché ontarien a encouragé plusieurs à faire le choix de ce type d'élevage.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Le projet d'une vie

À 37 ans, Magali Aumond de Ville-Marie a laissé tomber son travail de bureau pour une formation en production animale. Son rêve : l'élevage de chèvres laitières. « C'est une superbe belle production, une production faisable par des femmes, seules, vraiment des petits animaux intéressants... Moi j'ai vraiment à cœur que ça fonctionne, j'y crois vraiment, présentement pour moi c'est l'avenir, c'est la relève, c'est vraiment pour ici au Témiscamingue, la production que les gens devraient viser », dit-elle.

Pendant la réflexion sur son projet, Magali Aumond a entamé une tournée d'une vingtaine de jours dans plusieurs chèvreries au Québec.

Un nouveau projet en développement

Éric Renaud, de Fugèreville, est un nouveau venu dans l'élevage caprin. Son projet avance. Il a récemment reçu 150 chèvres. Son étable construite, il compte lancer la production en août avec un objectif de 132 000 litres pour commencer. « Espérons beaucoup que ça fonctionne, avec les marchés qui se présentent puis les gens qui sont déjà en opération qui, pour eux, ça va relativement bien, je pense que ce n'est pas une production plus à risque qu'une autre », estime-t-il.

Un avenir prospère pour le secteur

C'est la coopérative de producteurs ontariens, Ontario Dairy Goat, qui va collecter le lait des futurs producteurs. Son directeur général, Keith Cummings, prédit un bel avenir pour le secteur puisque la production ontarienne est en deçà des capacités de transformation des usines.

Il estime la production à environ 40 millions de litres par année pour une capacité de transformation de 125 millions de litres. 95 % du lait est transformé en fromage. En janvier, M. Cummings, a rencontré les futurs producteurs du Témiscamingue pour les inviter à rejoindre sa coopérative.

Stéphane Roy, de St-Bruno-de-Guigues, produit et vend son lait à la coopérative depuis plusieurs années. Il voit d'un bon œil l'arrivée des nouvelles chèvreries qui vont profiter de la proximité avec le marché ontarien.

« Le meilleur conseil, c'est d'appeler la coop, puis de visiter des fermes pour avoir beaucoup d'idées pour t'installer de la bonne façon que tu aimerais travailler, affirme-t-il. La production caprine, ce n'est pas obligé d'avoir 1000 acres de terres, tu peux décoller petit [...] je ne te dirais pas que c'est facile, c'est abordable, si quelqu'un veut vraiment faire de l'agriculture, il a vraiment la chance de démarrer. »

Les nouveaux fermiers ont créé un regroupement informel de producteurs caprins du Témiscamingue.

Au Canada, l'Ontario est le premier producteur de lait de chèvre suivi du Québec.

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