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« Barely North  » : une exploration identitaire du Témiscamingue ontarien

L'exposition Barely North, ou « Presque Nord », explore ce que signifie faire partie du Nord de la perspective des artistes du Témiscamingue ontarien. Elle est présentée à la Galerie d'art de Témiskaming.

Un texte de Jean-Loup Doudard

« Haileybury? C'est pas vraiment le Nord! »

C’est ce qu’une élève de l’École secondaire Dennis Franklin Cromarty, à Thunder Bay, s’est exclamée lorsque Kirsten Hill lui a dit qu’elle venait du Nord.

Tout le monde au Canada a sa propre conception de ce qu’est « le Nord », dit-elle. Mais le Témiscamingue ontarien est un « Nord » particulier, soutient-elle.

L’exposition forme une boucle, faisant découvrir aux visiteurs le Nord tel que perçu par les artistes d’ici. Les premières oeuvres, certaines fortement influencées par le Groupe des Sept, dépeignent le paysage dominé par le lac Témiscamingue.

Les villes de New Liskeard, puis Cobalt, sont ensuite présentées sous leur meilleur jour, celui de l’époque où les chevalements [headframes en anglais] dominaient le paysage et l’industrie minière battait son plein.

Puis, on y voit les vaches et les grandes étendues de blé qui poussent dans les environs d’Earlton. L’agriculture prend de l’ampleur dans le Nord-Est ontarien depuis plusieurs années maintenant.

Retour aux sources ensuite, avec un collage de l’artiste Claire Séguin, montrant les chutes Kap-Kig-Iwan, à Englehart. L’artiste a réalisé l’oeuvre avec des morceaux de magazines découpés.

La plupart des artistes exposés viennent du Témiscaming ontarien, ou y ont vécu pendant les années 70. L’artiste d’Elk Lake, Lionel Venne, se rappelle le phénomène des clubs d’art dans les communautés du nord-est de l’Ontario.

L’exposition Barely North se poursuit jusqu’au 16 février. Exceptionnellement, le vernissage aura lieu vers la fin de l’exposition, le 11 février.

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