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Encore du travail à faire pour mieux protéger les plans d'eau

Il reste encore du travail à faire en ce qui concerne la protection de l'eau en Abitibi-Témiscamingue. C'est du moins l'avis de plusieurs experts qui ont assisté au tout premier forum régional sur l'eau de l'Abitibi-Témiscamingue, qui se tenait mercredi et jeudi à Rouyn-Noranda.

Selon le directeur de la Société de l'eau souterraine de l'Abitibi-Témiscamingue, Olivier Pitre, les lacunes sont encores nombreuses.

« Je dirais qu'il y a beaucoup de travail à faire au niveau de la protection. On sent, d'année en année, que les préoccupations des gens sont de plus en plus grandes, je dirais », estime-t-il.

Cette situation serait liée au fait que la règlementation n'est pas adaptée à la région.

« Les lois ne sont pas planifiées pour le futur, c'est en fait surtout un reflet du passé, explique le titulaire d'un doctorat en sciences environnementales, Pierre Rivard. Tout ça est du mur à mur et ce n'est pas spécifiquement conçu, encore une fois, pour des aquifères très perméables, des zones de recharge importantes pour l'ensemble de la région que sont les eskers-morraines », croit-il.

La directrice de l'organisme de bassin versant du Témiscamingue, Marie-Lou Girard Thomas, estime que la situation de l'actuelle réglementation inquiète autant les entreprises que les citoyens.

« Ça préoccupe différents acteurs, que ce soit les municipalités ou encore les compagnies minières forestières. Il faut savoir que nous avons des particularités régionales du fait qu'on a beaucoup de plans d'eau », fait-elle valoir.

Les organisateurs du forum régional sur l'eau de l'Abitibi-Témiscamingue souhaiteraient que leur activité revienne à tous les deux ans.

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