Avec l'engouement pour l'ail au Québec ces dernières années, bien des jardiniers amateurs ont décidé de se lancer dans cette culture. Selon l'Union des producteurs agricoles, les marchés publics ont contribué à faire découvrir des nouveaux produits et l'ail n'échappe pas à cette tendance.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le potager d'Hélène Morasse de Rouyn-Noranda est à moitié vide. Elle a déjà récolté près de 500 têtes d'ail.

« Je grossis tranquillement. Où ça va se rendre, je n'en ai aucune idée. Je travaille encore. J'ai un travail qui me permet d'être à la maison l'été. »

Celle qui a acheté une quinzaine de gousses biologiques il y a quatre ans, se promet de planter plus de 1000 caïeux à Destor cet automne.

« En premier, c'est pour des besoins personnels, parce que j'aime beaucoup savoir ce que je mange dans mon assiette, alors j'ai mon grand jardin, j'ai quelques animaux, j'élève mes porcs, ma volaille, j'ai mes poules pondeuses, mes canards. »

Elle ne vend pas encore son ail, mais aimerait éventuellement le commercialiser.

« Les gens en demandent tellement que je pense que toute l'Abitibi pourrait produire de l'ail et ce serait vendu sur les marchés. »

Le Marché du fermier est justement toujours à la recherche de nouveaux producteurs. La vendeuse Victoria Lefort-Racine confirme que l'ail a la cote.

« On a beaucoup de gens qui nous demandent l'ail du Québec, c'est pour ça qu'on achète l'ail de La Motte, c'est très bon et très populaire. »

Le président régional de l'UPA voit d'un bon oeil cet engouement pour l'agriculture de loisir. Pour Sylvain Vachon, il s'agit d'une façon de mieux comprendre la valeur du travail agricole.

« Moi j'encourage la diversification de l'agriculture régionale. C'est une bonne chose qu'il y ait ce type d'agriculture-là. »

De son côté, Hélène Morasse entrevoit déjà un marché pour la transformation. Son pesto fait le bonheur de ses proches et elle espère qu'il se retrouvera sur les tablettes un jour.

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