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Environnement Canada consulte la population à propos du projet Dumont de Royal Nickel à Launay

Environnement Canada consulte la population sur le projet de mine Dumont de Royal Nickel. Une première consultation était organisée hier, à Launay, et une autre a lieu ce soir à Amos. Pour son projet Dumont, Royal Nickel utiliserait un ruisseau pour l'élimination de ses déchets miniers. Cette pratique exigerait une modification du Règlement sur les effluents des mines de métaux (REMM), car elle entraînerait la destruction de l'habitat du poisson.

Pour son projet Dumont, Royal Nickel prévoit déposer ses déchets miniers dans un plan d'eau où vivent des poissons. En contrepartie, la compagnie a proposé un plan pour compenser la perte de cet habitat, par la réfection d'un barrage au lac Kanasuta, près de Rouyn-Noranda.

Augusto Gamero, d'Environnement Canada, indique que le public doit se prononcer sur cet enjeu. « C'est une autorisation qui serait nécessaire pour que le projet Dumont puisse utiliser des plans d'eau pour l'entreposage des minerais à basse teneur », indique-t-il.

Sophie Laliberté, du Conseil régional en environnement de l'Abitibi-Témiscamingue, croit que le plan proposé est acceptable. « C'est un projet qui a des impacts, on ne se mentira pas, mais l'endroit qui a été choisi est en amont d'un ruisseau qui, de toute façon, aurait été non existant suite à l'implantation de la fosse », explique-t-elle.

Le directeur du développement durable pour Royal Nickel, Pierre-Philippe Dupont, précise que ce ne sont pas tous les projets miniers qui sont soumis à une évaluation du gouvernement fédéral. « La loi a été modifiée depuis sept ans, mais quand on a commencé l'évaluation environnementale du projet Dumont, à partir du moment qu'on avait un impact sur l'habitat du poisson, on a déclenché tout ce qui est relié à la pêche, qui est une loi fédérale. Nous, c'est le principal déclencheur qui faisait que le fédéral était impliqué », note-t-il.

Trois personnes étaient présentes à la consultation de mardi.

La population a 30 jours pour commenter les modifications proposées, soit jusqu'au 27 février.

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