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Evil Prevails présente son metalcore abitibien sur le mini-album Predatory

Avec Predatory, son premier mini-album officiel, Evil Prevails vient confirmer la brutalité et la vivacité de la scène métal abitibienne. Le groupe loge à l'adresse du metalcore, style dont l'Abitibien Yannick St-Amand est un des principaux architectes à l'échelle mondiale.

Expérience et production

« Avec Evils Prevails, le but général au départ, ça a tout le temps été de focusser sur la production de musique en tant que telle et de la projeter au plus de monde possible. Ça n’a pas été de dire qu’on part un band et qu’on part en tournée 6 mois par année et qu’on sort des albums sous la grosse pression », explique Simon Turcotte, chanteur.

Bien que le groupe n'ait à peine plus d'un an d'existence, on sent une maturité dans ses priorités. L'expérience s'entend aussi sur Predatory, paru le 20 janvier sur différentes palteformes web.

C’est vrai que dans le domaine, ils ne sont pas les derniers venus. Francis Beaulieu, guitariste, compositeur et ingénieur de son du groupe, a fait son école avec les groupes Archons et Copperfield. La section rythmique, composée de Mathieu Pleau (batterie) et Marc-André Pilon (basse) a migré de Decrepity vers EP. Simon Turcotte, chanteur, a mené le cortège d’Obsek durant plusieurs années.

Racines profondes

Ce bagage musical cumulé permet à Evil Prevails de synthétiser des influences musicales à forte teneur abitibienne. « Sans nécessairement dire que ça sonne comme de la musique abitibienne, moi je retrouve dans notre son des influences qui proviennent de la région, de bands qui ont été importants », cite Simon Trucotte.

Parmi ces influences, la plus évidente est celle de Despised Icon, groupe pionnier du metalcore, formation dont a fait partie le guitariste amossois et ingénieur de son métal par excellence, Yannick St-Amant. Ce dernier a masterisé Predatory, mais il a aussi joué un important rôle de mentor auprès de Francis Beaulieu, tant au niveau musical que dans sa conception de la production musicale.

Le studio avant la scène

« Francis a son studio à lui. On enregistre toutes nos affaires nous-mêmes là-bas, on peut prendre notre temps comme on veut. On peut faire des maquettes pour préparer nos enregistrements. On a passé tout l’été à son studio. On a pu prendre vraiment notre temps pour faire sûr que tout était cool. Il n’y avait pas de pression de budget ou de temps par rapport à ça. Francis fait une grosse grosse partie de la job pour ce qui est de la production du band. Une fois que l’enregistrement a été terminé, Yannick a finalisé avec le mastering », relate le chanteur.

Sans compromis

Evil Prevails refuse tout compromis sur la qualité de sa musique, de même que toute pression extérieure. On sent la démarche du groupe farouchement indépendante. « On prend notre temps pour faire des tounes et c’est ça la priorité, établit Turcotte. Et quand ça sort, le but que c’est le monde puisse l’avoir le plus facilement possible, gratuitement, sur toutes les plateformes de streaming et les shows, tant mieux quand ça arrive. »

Cet entêtement à tout faire soi-même est à la fois « très punk pour un band metalcore », acquiesce Simon, mais le souci du détail, c’est aussi l’apanage du perfectionnisme métal. Le public pourra le constater le 25 février prochain, au Cabaret de la dernière chance de Rouyn-Noranda, à l’occasion du lancement de Predatory.

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