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Exposition Comme dans l’temps A-T : trésors et antiquités d’Abitibi-Témiscamingue

Angéline Bédard-Hamel collectionne les antiquités depuis 50 ans. Elle accumule depuis toutes ces années des objets liés aux métiers, à la culture populaire, à une panoplie de domaines qui sont tous liés au développement de l'Abitibi-Témiscamingue. Elle partage maintenant sa passion et sa collection avec le grand public dans le cadre d'une exposition hors du commun nommée Comme dans l'temps A-T qui sera présentée à Rouyn-Noranda de septembre à décembre.

Un article de Félix B. Desfossés

Des objets récoltés dans la région

Désirant d'abord présenter une exposition représentant les métiers importants de la région, Mme Bédard-Hamel a plutôt opté pour présenter le tout par grandes thématiques : le travail manuel, les sports, les communications, la musique, la cuisine, la salle à manger, etc.

Tous les objets qu'elle présente dans son exposition ont en commun d'avoir été trouvés dans la région. « J'ai tout ramassé ça en Abitibi-Témiscamingue, mais il n'y a rien qui vient de l'Abitibi-Témiscamingue. Peut-être quelque articles qui auraient été fait par des forgerons de l'Abitibi, mais presque tout vient de l'Ontario, Mississauga quand c'est en fonte, ça vient des États-Unis, ça vient de Belgique parce que les séparateurs à lait c'est en Belgique que ça se faisait. Alors ce sont des choses que nos ancêtres ont amenées ici et c'est des choses que j'ai ramassées quand elles se sont rendues ici », explique-t-elle.

Consommer ou conserver?

En exposant des objets du passé, Mme Bédard-Hamel souhaite aussi démontrer le consumérisme dans lequel nous vivons aujourd'hui. Selon elle, nous jetons parfois trop rapidement certains de nos objets, au détriment de la nature, mais aussi de notre patrimoine culturel. « Ce qu'on a fait nous autres pendant 50 ans, on a créé des choses, on a travaillé avec, on les a utilisées, mais après 50 ans, on jette tout ça. On recommence avec des choses en plastique, des choses jetables, des choses qui ne durent pas. Si on ne les conserve pas, dans 50 ans, qu'est-ce qui va nous rester ? Il va nous rester juste des choses en plastique. Alors, au lieu de jeter et d'être des consommateurs, on serait bien mieux de tout de suite commencer ça. Il y aurait bien moins de cochonneries dans les dépotoirs et un peu partout », pense-t-elle.

Angéline Bédard-Hamel ne cache pas qu'elle aimerait trouver une nouvelle vocation à sa collection suite à l'exposition. Que ce soit dans un musée ou via d'autres projets, elle se dit ouverte aux idées qui pourraient lui être soumises afin de mettre en valeur ses objets patrimoniaux.

L'exposition, qui se déroule au sous-sol de l'Agora des arts, sera inaugurée officiellement le samedi 12 septembre à 14h. Pour l'occasion, des membres des Chevaliers de Colomb seront sur place pour discuter avec le public de l'utilisation qui était faite par le passé de plusieurs des outils et objets exposés. Mme Bédard-Hamel sera également sur place pour répondre aux questions du public. L'exposition prendra fin le 31 décembre 2015.

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