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Faire d'un marché minier au ralenti une occasion d'innovation

Des entreprises d'exploration minière ont profité de la chute du prix de l'or amorcée en 2012 pour mettre au point de nouvelles approches et améliorer leurs techniques. C'est le cas, notamment, de l'entreprise Abitibi Géophysique ainsi que du Groupe Rouillier, qui possède Forages Rouillier et Forage Boréal.

Avec les informations de Sandra Ataman

À partir du mois d'octobre 2012, le prix de l'or, qui frôlait les 1800 dollars américains l'once, a amorcé sa chute.

« Nous, on a ouvert un bureau à Thunder Bay il y a quelques années, au début de la crise », ironise le président d'Abitibi Géophysique, Pierre Bérubé, blaguant à propos du timing plutôt imparfait. « Moi, je me dis toujours qu'il n'arrive rien pour rien », poursuit-il devant une trentaine de géologues réunis lors d'une conférence organisée dans le cadre d'Explo Abitibi et désireux d'en apprendre davantage sur l'approche élaborée par l'entreprise.

Améliorer ses façons de faire

La chute du prix de l'or a permis à Abitibi Géophysique de prendre le temps de discuter avec ses clients et d'améliorer ses méthodes.

Profiter des creux de cycles pour innover

Le Groupe Rouillier a lui aussi profité de cette période plus tranquille pour perfectionner ses foreuses et développer de nouveaux créneaux. Par exemple, l'entreprise a conçu une foreuse destinée au domaine de la construction.

« Quand c'est un boom minier et que l'industrie va bien, on n'a jamais le temps de s'asseoir et de penser à des nouveaux développements, explique le directeur des opérations de Forage Boréal, Serge Rouiller. Ça adonne jamais bien, un ralentissement, mais ça nous a permis de mettre à terme deux ou trois projets importants qu'on avait à coeur. »

D'ailleurs le Groupe Rouillier met actuellement au point une foreuse automate qui pourra fonctionner avec moins d'opérateurs.

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