Retour

Félix Thériault, 11 ans, historien en herbe phénoménal de Rouyn-Noranda

Chez la famille Thériault, les soirées sont assez calmes. Félix, 11 ans, joue parfois à des jeux vidéo, mais beaucoup moins que la majorité des garçons de son âge. Il préfère avoir le nez dans les livres. Il fait des recherches. Cet élève de sixième année a développé une passion hors du commun pour l'histoire de sa ville natale, Rouyn-Noranda. Il a même lancé une page Facebook publique sur le sujet!

Facebook pour reculer dans l'histoire

En à peine une semaine, la page Facebook Rouyn et Noranda - Une histoire en photos, créée et administrée par Félix Thériault, a accumulé plus de 200 abonnés. La vaste majorité de ceux-ci est constituée d’adultes qui s’intéressent également à l’histoire de la ville, souvent par nostalgie. Félix Thériault, avec ses recherches et découvertes, nourri cette nostalgie, interagit avec ses « fans », mais compile aussi des données sérieuses qu’il note dans ses documents.

Ce qui le motive, « c’est de savoir d’où viennent mes origines. Qu’est-ce que Rouyn-Noranda avait l’air dans le temps? J’aime vraiment ça. Tout ce qui est vieux, j’aime tout ça! »

Une passion partagée par le père et le fils

Les premières étincelles de son intérêt pour l’histoire ont volées il y a environ 3 ou 4 ans, dit-il. Il avait donc 7 ou 8 ans quand il a commencé à lire des livres sur l’histoire de sa ville.

La bougie d’allumage, c’est son père, Martin Thériault, qui l’encourage à poursuivre sa passion. « Quand j’étais jeune, j’avais déjà acheté un livre avec des photos de la ville de Rouyn-Noranda, des anciennes photos. Ça m’intéressait beaucoup dans ce temps-là. J’ai l’impression que ça s’est transmis par les gênes, peut-être, à mon fils Félix. Je suis très fier qu’il soit bon là-dedans en plus et qu’il aime ça », affirme-t-il.

À en croire le père et le fils, ce dernier est carrément excellent en la matière. À l’école, il a récolté une note de 100 % pour son cours d’histoire en quatrième année et 96 % en cinquième année. Il pense déjà à une carrière d’enseignant en histoire.

Archéologue en herbe

Martin Thériault est conscient que son fils a une passion unique. Plusieurs activités familiales tournent autour de cette passion, d’ailleurs. Par exemple, l’été dernier, la famille complète, c’est-à-dire Félix, son père, sa mère et sa sœur sont partis en pédalo sur le lac Osisko, au centre de Rouyn-Noranda, pour y visiter une île. Félix avait vu des photos anciennes de l’île sur lesquelles on pouvait y voir une maison. En visitant l’endroit, il a bel et bien découvert ses fondations.

On peut presque parler d’archéologie. Félix monte des dossiers de recherches et part sur le terrain à la recherche de vestiges. Il a d’ailleurs retrouvé les « ruines » d’une ancienne piscine qui était fréquentée par les gens de son quartier.

La piscine Bosco

« Mon père connaissait un gars qui s’appelait Alcide qui disait que, quand il était jeune, il allait à cette piscine-là, raconte-t-il. On a fait des recherches sur Internet. On ne trouvait aucune photo, rien, sur cette piscine-là. On a décidé d’aller sur le terrain pour essayer de trouver la piscine. Il y a encore des vieilles ruines de cette piscine-là, des poteaux de clôture qui trainent. On a été sur le site mon père et moi et on l’a trouvée! »

Questionnant les membres de sa page Facebook, Félix a même pu retrouver des photos d’époque de la piscine en question - que les gens nommaient la piscine Bosoco - construite à même une cavité dans la paroi d’un « cap de roche », ainsi que l’origine de son installation.

Il a appris via Facebook que c’est un certain Rémi Jodoin qui, en 1962, avait fait construire la piscine pour les gens du quartier. L’archéologue en herbe ne se doutait pas que M. Jodoin est bien connu. Pionnier de Rouyn et mineur de carrière, il a écrit ses mémoires dans le livre En d’ssour, qui sert aujourd’hui de référence historique en ce qui concerne le développement des villes jumelles.

Félix Thériault a donc à son actif la découverte d’un site patrimonial populaire créé par un pionnier de la ville. Il réfléchit même à l'idée d'écrire un livre. Impressionnant, pour un historien de 11 ans!

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine