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Femmes autochtones à Val-d'Or: des communautés d'Abitibi dénoncent la lenteur des procédures

Les communautés anishinabeg de Lac-Simon, Kitcisakik et de Pikogan se mobilisent pour dénoncer la lenteur des procédures judiciaires, un an après la diffusion du reportage de l'émission Enquête sur les allégations d'abus à l'égard de femmes autochtones. Ils dénoncent également la poursuite des policiers de Val-d'Or contre Radio-Canada.

Selon les chefs autochtones, la poursuite instituée par 41 policiers de la Sûreté du Québec contre Radio-Canada a jeté une douche froide sur les intervenants et les victimes. Ils ajoutent que cette poursuite ne vise pas la bonne cible, qu'ils devraient plutôt pointer la lenteur du processus d'enquête qui perpétue le climat de méfiance.

« Ça lance que les femmes ne sont pas crues. On dirait que les femmes qui ont dénoncé n'ont pas d'importance. C'est ce que je vois moi. On pense qu'en faisant une chose comme ça, ça discrimine les paroles des femmes qui ont dénoncé, ça fait aussi donner une crainte aux femmes », affirme la conseillère d'Abitibiwinni et responsable du dossier des femmes, Françoise Ruperthouse.

La Sûreté du Québec ne commentera pas le dossier.

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