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Femmes autochtones : Martin Coiteux élargit le mandat d'enquête du SPVM

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, annonce qu'il élargit le mandat des policiers du SPVM chargés d'enquêter sur les allégations d'abus présumés de femmes autochtones par des policiers de la Sûreté du Québec. Ils auront le mandat d'étudier toutes les allégations rapportées et non plus seulement celles de Val-d'Or.

Cette décision est annoncée à la suite de la diffusion d'un deuxième reportage de l'émission Enquête où des femmes d'autres régions du Québec ont dit avoir été victimes de policiers de la Sûreté du Québec.

« J'ai demandé aujourd'hui au SPVM d'élargir officiellement la portée du mandat d'enquête qui lui avait été confié dans le cadre des événements de Val-d'Or. Certes, le SPVM était déjà apte à traiter des plaintes autres que celles de Val-d'Or, mais, aujourd'hui, il voit son mandat officiellement élargi », a annoncé le ministre Martin Coiteux lors d'un point de presse, mardi.

Le gouvernement fait un pas supplémentaire pour faciliter les plaintes

Par ailleurs, le gouvernement mandate l'organisme Service parajudiciaire autochtone du Québec pour accompagner les femmes autochtones qui désirent porter plainte. Elles ont donc deux options, cet organisme au 1 888 844-2094 ou le Service de police de la Ville de Montréal (1 844 615-3118).

Martin Coiteux a demandé à la Sûreté du Québec de répertorier toutes les plaintes de nature criminelle de femmes autochtones qui ont concerné des policiers de la Sûreté du Québec depuis les 10 dernières années et qui n'ont pas fait l'objet d'une décision du directeur des poursuites criminelles et pénales.

Toutes les plaintes de femmes autochtones qui concernent des policiers de la SQ devront aussi être systématiquement transférées au SPVM.

Le ministre a également demandé au directeur général de la Sûreté du Québec de s'assurer que les possibles pratiques de « cures géographiques » soient bannies des pratiques policières.

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