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Fermeture de lits en santé mentale à La Sarre : la FIQ lance une pétition pour s'opposer à l'intention du CISSSAT

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec lance une pétition pour empêcher la fermeture de huit lits de l'Unité de santé mentale au Centre hospitalier de La Sarre. La pétition sera déposée à l'Assemblée nationale par la porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et de services sociaux, la députée de Taillon, Diane Lamarre.

Une décision « purement technocratique »

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) souhaite fermer huit lits en santé mentale à La Sarre. Ils seront remplacés par des ressources intermédiaires. Selon la FIQ, cette décision est purement technocratique et va à l'encontre du bien de la population.

« Ce qu'on demande, c'est que le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Barrette, ordonne au CISSSAT d'annuler la décision de transformer l'Unité interne en santé mentale en la fermant, réclame l'agente syndicale à la FIQ à La Sarre, Francine Gaudet. Ça touche tout le monde, et le plus de noms qu'on va avoir, plus ça va avoir de l'importance, parce que ça commence ici et ça peut se propager ailleurs aussi. »

Non pas une décision, mais une hypothèse, salon le CISSSAT

Le directeur adjoint au Centre intégré de la Santé et des Services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Plouffe, affirme pour sa part que les transformations prévues à La Sarre demeurent un projet pour l'instant. La direction du CISSS doit rencontrer les partenaires du milieu d'Abitibi-Ouest avant de prendre une décision.

En outre, le CISSS veut réviser l'ensemble de l'offre de service en santé mentale en Abitibi-Témiscamingue. Sylvain Plouffe espère que le CISSS pourra définir un plan de travail dans les prochains 6 à 10 mois.

Plusieurs questions sont encore à éclaircir, selon lui. « Qu'est-ce qui est à harmoniser à travers la région? Comment on dessert la population pour avoir des services de proximité le plus en équilibre à travers les différents territoires du mileu? Ça concerne La Sarre, mais ça concerne l'ensemble des territoires de la région. Je ne peux même pas vous dire si ça va être huit lits à La Sarre ou six ou 12. C'était une hypothèse de travail parce que, quand on part des chiffres standardisés des données probantes, on peut penser qu'il y a peut-être trop de lits dans la région en santé mentale », explique M. Plouffe.

 

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