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Fermeture de lits en santé mentale : le CISSS-AT change ses plans de consultation de la population

Le Centre intégré de Santé et de Services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) ne consultera pas la population et les partenaires sur le projet de fermeture de lits en santé mentale dans la région de la manière annoncée plus tôt au cours du mois. Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec CSN affirme que la population est ainsi mise de côté par le CISSS-AT. 

Une tournée plus courte que prévu

Le 12 septembre dernier, en entrevue à l'émission Des matins en or, le directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CISSS-AT, Sylvain Plouffe, annonçait une tournée de consultation en ce qui concerne un projet de fermeture de lits en santé mentale dans la région. Une première étape de cette tournée s'est faite auprès des employés et des syndicats, du 14 au 16 septembre dernier. Une seconde étape devait se dérouler du 26 au 28 septembre auprès des organismes et de la population.

La façon d'arriver à prendre une décision sur la fermeture de lits en santé mentale « c'est de faire des travaux de consultation avec les employés, avec les médecins, consulter aussi différents groupes qui, par rapport à la santé mentale, on des intérêts, des groupes communautaires, pour voir les différents besoins de la clientèle, la façon d'organiser les services et ensuite de ça le mettre en place », soutenait M. Plouffe.

Revirement de situation

Dans un communiqué émis lundi, le CISSS-AT revenait sur son intention. « Tenant compte des résultats de la tournée d'information et d'échange et de la nécessité de poursuivre sur notre lancée avec la mise en place des comités de travail, le CISSS ne juge pas opportun pour le moment de tenir des consultations auprès de l'ensemble des partenaires et de la population », pouvait-on lire.

Des visions qui s'opposent

Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec CSN réagit à cette affirmation. « Je pense que le CISSS doit répondre à la population. Tu les invites et après tu leur dis : "Non, on n'a plus besoin de vous autres." Le CISSS devrait répondre à la population là-dessus », affirme le vice-président du Conseil central, Donald Rheault.

Dans le même communiqué publié hier, le CISSS-AT affirmait être satisfait de la tournée d'information effectuée la semaine dernière, alors que les syndicats évaluaient que c'était un échec.

Des comités de travail à constituer

Dans ce même communiqué, il est annoncé que « la directrice du programme santé mentale et dépendance (DPSMD) travaillera de concert avec les différents comités de travail tout en considérant les besoins des personnes qui reçoivent des soins et des services dans l'organisation et des compétences des professionnels et des partenaires. »

Le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissoneault, explique ces groupes de travail qui devront réfléchir à la réorganisation des soins de santé mentale seront constitués d'intervenants qui couvriront l'ensemble des milieux concernés.

« Il va se former un comité stratégique avec les principaux acteurs impliqués en santé mentale, dépendance, et des groupes de travail qui vont impliquer du personnel, des membres du syndicat, des usagers, leur représentants également. C'est une façon d'aller chercher des gens de la population dans des groupes de travail. Et le but, c'est d'évaluer c'est quoi le meilleur scénario pour réorganiser la santé mentale en Abitibi-Témiscamingue. On va travailler à inclure les différents groupes impliqués dans la chaîne de service et bien sûr des partenaires communautaires qui sont très importants », assure M. Boissoneault.

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