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Fermeture des lits à Amos : d'autres hôpitaux de la région seront touchés

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-A) affirme la fermeture des 18 lits au Centre hospitalier d'Amos s'inscrit dans le cadre d'une transformation des soins et services.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Cette fermeture sera compensée par la création de ressources intermédiaires et par une amélioration des soins à domicile.L'adjointe à la directrice des services multidisciplinaires du CISSS-AT, Chantal Brunelle, affirme d’ailleurs que la transformation des services de santé à Amos pourrait être appliquée dans les autres centres hospitaliers de la région au cours des prochains mois.

« Le plan pour le secteur d'Amos va venir aussi pour tous les secteurs de l'Abitibi-Témiscamingue, comme partout au Québec. C'est vraiment de transformer l'aspect clinique des soins et services. On va vers plus de soins à domicile, de soins en médecine de jour et on s'assure de mettre les patients au bon endroit de répondre à leurs besoins », explique-t-elle.Contrairement aux inquiétudes évoquées par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Mme Brunelle assure que cette transformation n’entraînera aucune perte d’emploi.Toute période de changements amène des inquiétudes, mais il n'y aura aucune perte d'emploi. Au contraire, on manque de ressources. Donc le fait d'abolir les postes ne fait pas que ces gens-là perdent un emploi, en fait ils vont avoir à travailler sur un autre poste qui va leur être offert », précise Chantal Brunelle.Moins de temps à l’hôpitalLe CISSS souhaite que les patients,qui en ont la capacité passent moins de temps à l'hôpital d'Amos.Une façon de réduire la durée des hospitalisations en améliorant la prise en charge du patient à l'extérieur des murs du centre hospitalier.

Cette transformation est bien accueillie par le maire d'Amos, Sébastien d'Astous, par le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du nord-ouest du Québec, Jean-Yves Boutet, et par le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron.Ils affirment toutefois qu'il faudra demeurer vigilant lors de cette transformation afin de s'assurer que les ressources humaines soient en mesure de répondre à une augmentation des soins à domicile.

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