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Fin de semaine achalandée pour les quadistes de la région

La prudence était de mise cette fin de semaine sur les sentiers de quad de l'Abitibi-Témiscamingue alors que les portes ouvertes sur les sentiers de motoneige créaient un plus grand achalandage aux intersections des sentiers.

Le temps doux fait sortir les amateurs de quads. Mais la chaleur complique l'entretien des sentiers du club quad Vallée-de-l'Or. « Dame Nature n'est pas avec nous, lance d'emblée le directeur des agents de sentiers, Jacques Gauthier, joint pour une patrouille en forêt. On a beaucoup de bris de tracteurs aussi, justement parce que les fonds ne sont pas solides. Ça fait qu'on reste pris, on brise les machines, ça fait que ça nous empêche d'avoir des beaux sentiers ».

Cap sur le camp-relais

Après quelques virages avisés, Jacques Gauthier nous amène au camp-relais Habiflex, près du site de l'ancienne mine East Sullivan. « C'est un camp où les gens se rencontrent, parle de leur journée, peuvent se réchauffer », explique-t-il avant que l'agent de sentier Martin St-Georges ne lui raconte sa patrouille.

Plus tôt dans la journée, des marcheurs ont été croisés avec leurs animaux. Jacques Gauthier souligne qu'ils auraient pu être réprimandés par les agents de sentiers. « Ils ont le pouvoir d'émettre des avis d'infraction, sur tout ce qui correspond à la loi sur les véhicules hors route, précise-t-il. [Ensuite], je vais remettre ça à la Sûreté du Québec qui font un constat d'infraction. »

Le financement, un enjeu de taille

Outre l'entretien, Jacques Gauthier indique que le travail sur les sentiers est constant, hiver comme été. Il souligne d'ailleurs qu'il faut maximiser chaque dollar investi puisque le financement constitue un enjeu de taille pour les clubs quads de la région. Le Club quad d'Amos-région a d'ailleurs abordé la question lors de son assemblée générale annuelle tenue dimanche. Ce dernier est toujours en attente des 40 000 dollars que le ministère des Transports (MTQ) devait lui verser en novembre.

Son président, Pierre Rheault, souhaiterait aussi qu'il assouplisse quelques règles, considérant la réalité de la région. « La population n'est pas aussi grande que [dans le sud de la province], mais on a plus de kilométrage entre les villages à connecter pour offrir le service aux membres [sur l'ensemble du territoire], explique M. Rheault. On essaie de prendre les chemins forestiers, les rangs moins habités, etc., [mais ce n'est pas évident]. »

Collaboration avec les minières

Pour Jacques Gauthier, il ne faut ainsi négliger aucune source de financement. Il cite en exemple les multiples cas où les sentiers doivent être déplacés pour faire place aux foreuses de compagnies minières. Loin de déplorer cette situation, il souligne qu'il s'agit d'une source de financement supplémentaire pour les clubs quads.

« Ils ont été obligés de déplacer nos sentiers, donc ce sont eux qui déboursent tous les coûts », explique Jacques Gauthier, ajoutant que les quadistes en ressortent gagnants puisque les minières, pour se conformer aux directives du ministère, sont tenues de faire des sentiers quatre saisons.

Ça nous aide, parce que notre but c'est d'avoir le ''tour de ville'' quatre saisons.

Jacques Gauthier, directeur des agents de sentiers du club quad de la Vallée-de-l'Or

L'an dernier, la minière Integra Gold a déplacé, à ses frais, un sentier du club quad pour agrandir son terrain de prospection. La même opération se fait cette année avec sur un autre tronçon par la compagnie Norascon qui souhaite agrandir sa gravière. À Malartic, le Club sera aussi déplacé par la minière Canadian Malartic qui assurera, elle aussi, tous les frais de réaménagement.

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