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Formation minière : le Québec doit miser davantage sur les nouvelles technologies

Le Québec doit développer la formation à distance dans le secteur minier pour demeurer concurrentiel sur la scène internationale : c'est l'un des constats qu'émet l'Institut national des mines (INMQ) dans une étude sur les interventions québécoises menées à travers le monde dans les domaines de formation et de recherche minières dévoilée aujourd'hui à Val-d'Or.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Le rapport révèle que le Québec est très actif dans l'offre de formations dans les pays francophones, alors que les recherches s'effectuent dans des pays dont l'économie est davantage articulée autour de l'industrie minière.

Les établissements d'enseignement de la province reçoivent de nombreux étudiants en provenance de pays beaucoup moins avancés que le Québec d'un point de vue technologique, et les étudiants québécois ont conséquemment moins accès à des formations à l'étranger.

Expertise disponible dans les universités québécoises

Le chargé de cours et chercheur associé à la Chaire en entrepreunariat minier UQAT-UQAM, Michel Gilbert, croit qu'investir dans la création de formations à distance est une nécessité, d'autant plus que l'expertise est disponible dans les universités québécoises.

« La formation qu'on est en train de donner à l'extérieur est une formation standard alors qu'il y a d'autres groupes qui sont présentement actifs à l'international qui arrivent avec des techniques beaucoup plus spécialisées, beaucoup plus modernes en utilisant le multimédia, la formation en ligne », explique l'ingénieur géologue.

Miser sur les nouvelles technologies

Le président-directeur général de l'INMQ, Robert Marquis, croit pour sa part que l'expérience virtuelle peut être tout aussi réelle que l'expérience terrain. Il ajoute que les nouvelles technologies offrent, dès la formation, la possibilité de recréer les conditions qui prévalent sous terre.

« Vous seriez surpris de voir ce qu'on peut faire. Les outils de simulation qui existent actuellement sont suffisamment développés pour permettre à quelqu'un qui travaille, par exemple, sur un scoop sous terre de l'asseoir dans un équipement et recréer l'environnement et il se croit sous terre, sur un scoop, en train de manipuler les manettes et apprendre le fonctionnement si bien que la première fois qu'il s'assoit réellement sur un scoop, il sait l'opérer », illustre Robert Marquis.

Convaincre le gouvernement de développer l'offre de formation

Le président directeur général de l'INMQ, Robert Marquis, ne croit pas que l'implantation de nouvelles formations à distance nuise à la survie des programmes d'enseignement dans la région.

« D'un côté, il y a plusieurs interventions qui se font, la qualité de l'enseignement qui est donné au Québec est reconnue à l'international, mais il ressort aussi certains éléments lorsque l'on se compare avec la compétition à travers le monde, notamment, le peu d'accès à de la formation à distance », fait valoir le président-directeur général de l'INMQ, Robert Marquis.

Vingt-neuf centres de formation professionnelle, Cégeps et universités ont participé à cette étude. L'INM soumettra ses recommandations au ministère de l'Éducation dans les prochaines semaines. 

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