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Fosses septiques : le ministre Heurtel annonce de nouvelles options

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, annonce des solutions de rechange concernant les installations septiques des résidences isolées.

Avec les informations d' Émélie Rivard-Boudreau

Le ministre Heurtel était à Val-d'Or dimanche avant-midi pour annoncer une modification du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. Il a annoncé qu'il y aurait deux phases à ce changement. La première phase a été dévoilée aujourd'hui. 

Les résidents qui iront de l'avant avec ces nouvelles options pourront bénéficier d'un crédit d'impôt allant jusqu'à 10 000 $. « On avait des standards, des standards élevés, et il faut les maintenir, mais en même temps, il faut être capable aussi d'écouter la population et de comprendre qu'il y a des enjeux concrets sur le terrain », a expliqué le ministre, précisant que quatre solutions étaient proposées aux propriétaires de résidences qui ne sont pas desservies par un réseau d'égout municipal. 

Respecter le Règlement était un casse-tête pour de nombreux résidents et municipalités situées en sol argileux, parce qu'une seule compagnie était certifiée pour installer le système de fosses septiques approprié, Premier Tech.

Le 1er décembre 2015, l'émission La facture dévoilait que certains propriétaires devaient dépenser jusqu'à 40000$ pour l'installation de ce type de fosses septiques.

Des maires satisfaits, mais...

La deuxième phase devrait être dévoilée à l'hiver 2017, a annoncé le ministre Heurtel.

Plusieurs maires de l'Abitibi-Témiscamingue, qui était sur place pour l'annonce, se sont dits satisfaits, mais fondent beaucoup d'espoir en la deuxième phase, puisque certaines des solutions proposées ne conviennent toujours pas aux problématiques de leur territoire.

« L'élément intéressant, c'est vraiment l'admissibilité au programme Réno-Vert, ça, c'est un pas dans la bonne direction pour réduire la facture de nos concitoyens, fait valoir le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil. Par contre, il y a encore des situations où ce qui a été annoncé [dimanche] matin n'est pas la réponse. »

...en attente de la phase 2

D'autres maires redoutent la réaction de leurs citoyens, particulièrement ceux qui ont dû contracter des prêts onéreux pour installer le seul système certifié. Le préfet de la MRC d'Abitibi, Martin Roch, attend avec impatience la deuxième phase de solutions qui seront proposées par le ministère à l'hiver 2017.

« C'est un combat encore, explique-t-il. Aujourd'hui on a des alternatives, mais les problèmes fondamentaux sont encore là. C'est le même système qui a des problématiques d'installation de bien fonctionner en Abitibi. On est contents de voir qu'il y a une première ouverture à voir des solutions alternatives s'implanter. »

Inviter les petites municipalités à la réflexion

Le maire de Rivière-Héva, Réjean Guay, reconnaît aussi ce premier pas fait par le ministère de l'Environnement. Il souhaite néanmoins que le point de vue des petites municipalités soit pris en compte de manière plus étroite pour la deuxième phase du dossier.

« Ça serait intéressant quand ils vont faire d'autres études que les urbanistes de chaque petite municipalité soient présents, avance M. Guay. [Ce sont] les petites municipalités qui ont des champs d'épuration isolés. Ça serait intéressant que nos urbanistes participent à la discussion. »

Le ministre a mentionné que les représentations répétées des deux députés de la région Guy Bourgeois et Luc Blanchette ont été déterminantes dans la modification du règlement.

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