Retour

Francisation des immigrants : l'Abitibi-Témiscamingue manque de ressources

L'Abitibi-Témiscamingue a besoin de plus de ressources pour aider les immigrants à s'intégrer. Des organismes dont la mission est l'alphabétisation empiètent sur leurs budgets pour offrir un service de francisation aux nouveaux arrivants. C'est entre autres le cas du Centre de croissance Abitibi-Ouest.

Le formateur en alphabétisation Martin Joseph a accompagné neuf personnes en francisation l'an dernier à La Sarre. Il explique que son organisme aurait besoin d'une somme de 20 000 $, et ce, de façon récurrente.

« Elles veulent continuer, ces personnes-là, à apprendre le français. Elles ont besoin de ça pour pouvoir continuer dans notre société. Surtout ici, en région, il y a beaucoup moins d'anglais et elles veulent apprendre à aider leurs enfants pour aller sur le marché du travail, pour être comprises », mentionne-t-il.

Le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, a déploré cette situation, lundi, en conférence de presse à La Sarre. Il soutient que le gouvernement est au courant et estime qu'une partie des surplus budgétaires de 2015-2016 pourrait servir à la cause.

Le ministère de l'Immigration se défend

Au bureau du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, on affirme par courriel pouvoir compter « sur un réseau de sept organismes partenaires dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue qui offrent des services directs aux personnes immigrantes ou encore qui contribuent à l'édification de collectivités accueillantes. »

Gabrielle Tellier, attachée de presse au ministère, ajoute également faire affaire avec des commissions scolaires et des organismes pour offrir des services de francisation aux personnes qui en auraient besoin. « Dans le passé, nous avons travaillé avec la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois ainsi qu'avec l'organisme Concept ALPHA », affirme-t-elle.

D'après les informations d'Émélie Rivard-Boudreault

Plus d'articles