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François Gendron craint les dommages permanents des réformes du gouvernement

Le député d'Abitibi-Ouest entend talonner le gouvernement sur des enjeux sociaux pendant la session parlementaire qui s'est ouverte cette semaine à Québec.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le péquiste François Gendron croit que les différentes réformes menées depuis l'élection du gouvernement ont des effets néfastes sur les personnes les plus vulnérables.

Il anticipe notamment que le projet de loi 70 sur la réforme de l'aide sociale fera couler beaucoup d'encre cet automne si les libéraux persistent à vouloir imposer des sanctions financières pour les nouveaux prestataires aptes au travail qui refusent des mesures d'employabilité.

François Gendron déplore aussi les conséquences de la réforme de la santé, ainsi que des compressions en éducation.

« Urgence de réparer des dommages pour éviter qu'ils soient là en permanence. Ils ont tellement créé de dommages qu'il y a des dommages qui risquent d'être permanents. Donc il faut s'assurer que les impacts négatifs des dommages durent le moins longtemps possible. Alors oui, je vais mettre l'accent là-dessus et je souhaite que le gouvernement mette l'accent là-dessus. »

Les réformes sont nécessaires, selon Luc Blanchette

Le ministre responsable de la région réplique quant à lui que la réforme de l'aide sociale n'est pas incompatible avec le maintien d'un filet social pour les personnes qui ne sont pas aptes à l'emploi.

Luc Blanchette précise que l'obligation pour les premiers demandeurs d'aide sociale qui n'ont aucune contrainte à l'emploi de s'inscrire à une démarche de recherche d'emploi sous peine de voir leur chèque réduit vise à assainir les finances publiques.

Il indique que son gouvernement ne néglige pas les secteurs sociaux pour autant : « C'est important quand on parle de rigueur budgétaire, ce n'est pas tant des compressions que des croissances moins élevées que les besoins du secteur. Donc, on était très, très contents. Et si on [ne] le fait pas, je tiens à rappeler aux gens que c'est 30 millions d'intérêts sur la dette par jour. Donc on aime bien mieux prendre ce 30 millions-là et les mettre dans nos services d'éducation, de santé et de développement économique régional, c'est bien clair », a-t-il expliqué.

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