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Front commun pour un meilleur financement du milieu communautaire

Les groupes communautaires de la région font front communs pour demander l'indexation de leur financement.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

À l'échelle de la province, ils disent avoir besoin de 40 millions de dollars de plus pour faire fonctionner plus de 300 organisations.

Dans son Plan d'action gouvernemental pour l'inclusion économique et la participation sociale déposé en décembre, le gouvernement a consenti à une bonification de près de 13 millions de dollars d'ici 2023. Les organismes estiment que la région aurait besoin de 1,8 million de dollars supplémentaires à elle seule.

La coordonnatrice du regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue (REPAT), Adeline Laquerre, mentionne que c'est collectivement que cette bataille doit être menée.

Elle se dit préoccupée par la tendance du gouvernement à privilégier les organismes qui offrent des services individuels.

Si la situation persiste, des groupes comme l'Association des travailleuses et travailleurs accidentés de l'Abitibi-Témiscamingue se disent menacés de fermeture.

Sa coordonnatrice Nada Rais précise que sa clientèle est en détresse.

« Il y a des actes de suicide, énormément de dépression, ça va [jusqu'à ce degré] de gravité. On couvre toute la région 08, on couvre également la minorité qui se trouve dans le Plan Nord et on sait que la région 08, c'est là où il y a le plus d'accidentés, c'est là où il y a le plus de maladies professionnelles. »

Des capsules présentant les revendications des organismes de la région seront diffusées sur les réseaux sociaux à partir de demain (mercredi).

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