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Garderies : tiède réaction dans la région à la nouvelle offre de Québec

Les Centres de la petite enfance de l'Abitibi-Témiscamingue réagissent tièdement à l'allocation de transition que le gouvernement du Québec versera aux CPE pour les aider à digérer les compressions de 120 millions de dollars qui leur sont imposées.

Sur une enveloppe totale de 60 millions de dollars, les CPE recevront 40 millions de dollars, contre 20 millions pour les garderies privées subventionnées. Cette allocation doit les aider à éponger les compressions budgétaires de 120 millions de dollars en 2016-2017, compressions qui seront toutefois récurrentes.

Pour la présidente du Regroupement des CPE de l'Abitibi-Témiscamingue, Manon Barbe, cette année de transition ne fait que repousser le problème du financement. « On est loin de crier victoire évidemment, dit-elle, parce que c'est quand même une entente qu'on s'est fait pousser. On essaie de sortir le positif de ce négatif-là présentement : c'est de se dire que l'allocation transitoire va permettre pour la première année de voir les failles du nouveau système de financement et d'interpeller le ministère et de continuer la mobilisation dans l'année pour arriver, peut-être, l'année prochaine, à faire changer d'idée. »

L'ajout de nouvelles allocations pour les petites installations de 32 places et moins, pour les installations dans des municipalités de moins de 5000 habitants, et pour la garde à temps partiel, est également un élément positif, selon Manon Barbe.

Mme Barbe précise que ces petites installations ont moins de marge de manœuvre lorsque vient le temps d'adopter un régime minceur.

« Certainement que ça va les aider, croit-elle, mais on s'entend que c'est une allocation de 5000 $. Ce n'est pas avec ça qu'on peut se payer une éducatrice ou se payer des services énormément de plus. C'est un plus, on doit l'avouer. C'est au moins un premier pas pour ces petites installations là, en milieu rural. »

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