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Gerry Parker : Un Américain, de la Navy à l’Abitibi

Gerry Parker est un Américain qui est devenu, à travers les années, un citoyen canadien. Après avoir passé une bonne partie de sa vie à Montréal, où il a été musicothécaire à l'UQÀM, il se proclame davantage comme un Québécois ayant élu domicile en Abitibi-Témiscamingue.

Un texte d'Angie LandryEn collaboration avec Félix B. DesfossésLa musique comme plan de vie

Natif de Bell, en Californie, Gerry Parker a fait partie de la réserve de la Marine américaine avant d’entrer en service pour trois années à Kief, dans le Dakota du Nord.

Pendant ces années, celui qui deviendra plus tard un amoureux de l’Abitibi-Témiscamingue a fait de la musique un important passe-temps.

« À un moment, sur le bateau, dit M. Parker, nous avons organisé pour nous amuser un petit groupe de R&B et de soul afin de jouer pour les autres matelots. Les officiers étaient très enthousiastes de notre groupe! », se rappelle M. Parker.

Après avoir effectué son temps dans le corps de la Marine américaine, Gerry Parker a travaillé à la division de recherche de la Boston Public Library (Bibliothèque publique de Boston), la plus importante division de recherche aux États-Unis, souligne M. Parker.

M. Parker explique avoir ainsi envoyé à plusieurs endroits les documents requis pour présenter sa candidature.Une envie du Québec

C’est à London, en Ontario, que Gerry Parker atterrit en 1976.

« Mais au départ, je voulais être à Montréal. J’avais l’envie de travailler à Montréal », avoue Gerry Parker.

Une chance inouïe s'offre à lui, trois ans plus tard, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) : il y passera 20 ans, à titre de musicothécaire. Montréal et la musique sont donc enfin réunis pour Gerry Parker.

Ce sont des allergies à différents feuillus qui le poussent à aller vivre en Abitibi-Témiscamingue. « Les érables, par exemple, ils sont très abondants dans le reste du Québec, mais pas ici! », soutient M. Parker.

« J’avais de terribles réactions allergiques. Mon allergologue m’a proposé, à la retraite, d’aller vivre en Abitibi! », raconte M. Parker.

MilitantismeInstallé à Rouyn-Noranda depuis une dizaine d’années, Gerry Parker mène une retraite bien remplie.

Il est notamment impliqué au sein d’organisations politiques telles que le Bloc Québécois et le Parti Québécois.

C’est d’ailleurs en entendant toutes sortes de rumeurs sur les partis indépendantistes au moment où il était en Ontario qu’il s’est davantage intéressé à la question politique québécoise. « Je voulais investiguer pour moi-même », raconte-t-il.

À 74 ans, Gerry Parker a été au Canada plus longtemps qu’il ne l'a été aux États-Unis.

Pour écouter l'histoire de Gerry Parker diffusée à l'émission Des matins en or, cliquez ici.

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