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Goldex et Akasaba Ouest : Agnico Eagle demeure très active dans la Vallée-de-l'Or

Marc Moffette, directeur général de la mine Goldex, était invité à présenter le bilan et les retombées d'Agnico Eagle dans la région de la Vallée-de-l'Or lors d'un dîner-conférence. Selon lui, la compagnie estime avoir réhabilité plus de la moitié du site de résidus miniers abandonné Manitou. Il a également indiqué que la minière sera en mesure de prendre une décision relativement à l'exploitation du projet Akasaba Ouest d'ici la fin de 2016.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Réhabilitation de Goldex

En ce qui concerne la réhabilitation de la mine Goldex, M. Moffette estime que les travaux vont bon train. Via un pipeline de 24 km, la compagnie achemine de la pulpe issue de ses opérations pour recouvrir le site dont les résidus sont générateurs de drainage minier acide. « Notre objectif d'ici aux 2 à 3 prochaines années, c'est d'avoir terminé la réhabilitation du site et de continuer à investir encore dans ce site pour que le site et la réhabilitation soient le plus robustes possible », précise M. Moffette.

Pour Marcel Jolicoeur, président de la Chambre de commerce de Val-d'Or, le partenariat entre Agnico Eagle et le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles est une source d'inspiration. Il croit que le développement minier doit évoluer en parallèle avec la gestion du passif environnemental.

Les travaux de restauration du site Manitou ont commencé en 2006. La contamination du site est liée à l'exploitation d'un gisement de zinc et de cuivre, entre 1942 et 1979, qui a généré près de 11 millions de tonnes de résidus miniers générateurs de drainage minier acide.

Quel avenir pour Akasaba Ouest?

Par ailleurs, Agnico Eagle espère être en mesure de décider d'ici la fin de 2016 si elle va de l'avant avec l'exploitation du gisement Akasaba Ouest, situé à une trentaine de kilomètres de sa mine Goldex, à Val-d'Or. Marc Moffette a expliqué ce midi que les opérations de ce site minier seraient complémentaires à celles de Goldex. Il mentionne que l'éventuelle mine à ciel ouvert qu'il qualifie de « petite » permettrait d'alimenter l'usine de Goldex à raison de 2000 à 3000 tonnes de minerai par jour.

« Actuellement, on est en processus d'obtention de permis, potentiellement de bureau d'audiences publiques, indique M. Moffette. Avec les études qu'on a faites jusqu'à maintenant, la consultation publique, l'appui des gens au projet, aussi, c'est important, on a confiance. C'est vraiment un gisement qui peut aujourd'hui être économique parce que Goldex est à proximité. C'est une zone satellite, donc, il n'y aura pas d'infrastructures majeures. On parle vraiment du traitement du minerai, mais à la base,e donc, forage et sautage. »

Le directeur général de Goldex précise qu'à la suite de consultations publiques, Agnico Eagle a consenti à intégrer la construction d'une route au projet, ce qui permettrait d'éviter la circulation de poids lourds sur la route 117.

Advenant l'émission d'un permis d'exploitation, Agnico Eagle pourrait commencer les travaux de construction dès 2017, en vue d'une entrée en production en 2018.

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