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Hébergement illégal : les établissements une ou deux étoiles plus durement touchés

Pour la deuxième fois en une semaine, l'Association des hôteliers de l'Abitibi-Témiscamingue a dénoncé les conséquences de l'hébergement illégal chez les particuliers alors qu'une dizaine de propriétaires d'établissement hôteliers de la région ont participé à une conférence de presse ce matin au Forestel de Val-d'Or.

Ensemble, les hôteliers réclament que les mêmes lois et règlements soient appliqués aux locateurs de chambres résidentielles qu'aux hôtels. Selon Robert Larivière, président de l'Association, il existe des moyens légaux de s'héberger à faibles coûts.

« Des gîtes touristiques ont été créés pour ça, les résidences de tourismes ont été créées pour ça, où l'on peut retrouver de l'hébergement à 60, 70, 80 dollars, plaide celui qui est également propriétaire de l'Hôtel Forestel de Val-d'Or. Et ces gens-là doivent respecter des lois et des règlements : [payer] TPS, TVQ, taxe spécifique sur l'hébergement, payroll, CSST, et tout ce que ça implique [d'avoir une] entreprise. Revenu Québec, quand il a décidé que dans la restauration c'était assez de travailler au noir, il a mis les bouchées doubles et il l'a réglé. »

Les établissements une et deux étoiles directement touchés

La migration de la clientèle vers l'hébergement chez les particuliers a touché les établissements d'une et de deux étoiles, comme l'indique le propriétaire du Motel 111, à Val-d'Or. « Si on recule jusqu'en 2010-2011, on avait beaucoup de travailleurs parce que même si les travailleurs voulaient se trouver des loyers ou de l'hébergement illégal, il n'y en avait pas tellement et Val-d'Or était plein, se souvient Jocelyn Lizotte. Mais là, oui, ça paraît beaucoup, on s'en ressent beaucoup. Je dirais que j'ai baissé mon taux d'occupation d'environ 18 %. Ça nous fait mal, directement, ça nous fait mal. »

Une représentante du député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois, était aussi sur place pour entendre les préoccupations des hôteliers. Une rencontre entre le député et l'Association des hôteliers de l'Abitibi-Témiscamingue a également eu lieu antérieurement.

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