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Inauguration de la maternité porcine de Fugèreville

Olymel et La Coop fédérée ont inauguré lundi leur première maternité porcine à Fugèreville, au Témiscamingue. Plus de 300 personnes ont assisté à l'événement. Il s'agit du premier bâtiment du projet à entrer en production. Le complexe de 50 millions de dollars comptera, à terme, cinq maternités à travers le Témiscamingue.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Des premières mondiales

La direction d'Olymel parle de premières mondiales en ce qui concerne certaines innovations technologiques et environnementales. Notamment, une puce électronique disposée sur chaque truie permettra aux éleveurs d'adapter l'alimentation des animaux selon leurs besoins. Un système de drainage permettra aussi certaines avancées environnementales. Selon le président-directeur général d'Olymel, Réjean Nadeau, ce sont des nouveautés qui n'ont jamais été réalisées ailleurs dans le monde. Il affirme que le bâtiment respecte les plus hauts standards en matière d'environnement et de santé animale.

Étienne Hardy, directeur principal de la production porcine pour l'Est du Canada chez Olymel, explique que ces percées viennent « moderniser le modèle de production et l'adapter davantage à la réalité d'aujourd'hui, que ce soit en termes de bien-être animal, de bien-être humain, en terme environnemental [...] de bâtir en neuf comme ça, on n'avait pas ça en production porcine depuis une quinzaine d'années. »

350 000 porcelets par année

La production a déjà commencé à Fugèreville, où 10 emplois sont créés par le projet. Les 2363 truies présentes ont déjà été inséminées et certaines ont également déjà mis bas.

Une fois les 5 maternités en production, 350 000 porcelets verront le jour au Témiscamingue chaque année. Mais leur séjour sera de courte durée. Ils y resteront durant quatre semaines avant d'être transportés en remorque vers le sud du Québec. Les porcs seront engraissés dans différentes fermes avant d'être abattus dans les usines de transformation d'Olymel. Leur viande sera vendue au Québec, au Canada ainsi que dans 65 pays.

Plusieurs dignitaires ont aussi pu visiter une partie des installations d'Olymel à Fugèreville. Le ministre délégué aux mines Luc Blanchette était sur place. « C'est un bel investissement, ce sont de beaux projets de créations d'emplois, estime Luc Blanchette. Ils l'ont fait de façon très respectueuse sur le plan environnemental et sur le plan social aussi. Il y a eu plusieurs consultations, ça a donné des résultats. Moi je suis très content et très fier, enfin on fait du beau développement économique. »

La députée fédérale d'Abitibi-Témiscamingue, Christine Moore, se dit heureuse que le projet se concrétise. Elle croit qu'il profitera à l'ensemble de la région, en particulier à l'est du Témiscamingue. « Ce n'est pas toujours facile ici au niveau économique, estime-t-elle. Je pense que ça va leur donner un bon coup de main, ces projets-là. »

Un projet à terminer

Un comité de suivi va demeurer en fonction à Fugèreville, ce qui réjouit le préfet de la MRC de Témiscamingue, Arnaud Warolin. 

Quatre autres maternités porcines doivent encore être construites au Témiscamingue, selon les plans d'Olymel. La construction d'un bâtiment à Béarn débutera dans les prochaines semaines. Deux autres devraient être construits à Lorrainville, où le dossier n'est pas encore réglé. Le projet fait face à une vague de contestation. En ce qui concerne le cinquième site, « on est à déterminer le meilleur endroit, le meilleur positionnement pour l'implanter », a mentionné Étienne Hardy sur les ondes de l'émission Le radio-magazine.

Au total, 50 emplois devraient être créés au Témiscamingue par le projet de maternités porcines d'Olymel.

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