Les travaux sont en cours à la mine Casa Berardi pour la construction d'une première fosse. L'année 2016 est une année charnière pour l'entreprise qui exploitera bientôt son site sous terre et à ciel ouvert. Le projet de mine à ciel ouvert annoncé en février par Hecla Québec permettra d'alimenter l'usine dès juillet.

Avec les informations d'Angie Landry

Regardant la première des trois fosses en construction, le contremaître général à la surface, François Gagnon, est encouragé par l'avancée des travaux. Le temps froid qui s'étire permet de déplacer plus facilement les 15 000 tonnes de sols argileux à transporter quotidiennement. « On a rejoint, pas mal, nos objectifs. On est partis peut-être un six semaines en retard, puis là, présentement, on arrive à date. Donc c'est très intéressant parce qu'on a eu l'opportunité d'aller se chercher nos retards, et puis c'est sûr qu'on a eu une bonne équipe, et ça fait la job! », lance-t-il.

« On pense que la fosse comme telle va avoir créé 135 emplois directs », mentionne pour sa part Alain Grenier, vice-président directeur général de la mine. Il estime que ce projet de production mixte est un point tournant dans l'histoire de la mine Casa Berardi.

« 2016 est une année charnière pour nous, continue-t-il. On va commencer en juillet à alimenter l'usine via le minerai de surface en plus de celui de sous terre, pour aller chercher la capacité nominale de l'usine. Donc on va passer d'une opération à 2200 tonnes par jour à près de 3000 tonnes par jour. »

Avec ses trois nouvelles fosses, Hecla Québec souhaite exploiter la mine jusqu'en 2028.

Parallèlement, la mine travaille à réduire son empreinte écologique. Sa nouvelle usine de biomasse pour chauffer les galeries, en opération depuis 2015, a permis d'économiser 45 000 litres de propane.

Incursion à la mine Casa Berardi

Si un journée à la mine est une routine pour certains, c'est un périple pour d'autres. Quelques membres de la Chambre de commerce d'Abitibi-Ouest qui faisaient partie de la visite hier, ont réalisé l'ampleur des opérations qui se trament sur une mine.

Plusieurs travailleurs acharnés font d'ailleurs partie des grands projets de la mine et des défis à venir. Le contremaître de la fosse, François Gagnon, lui, est de « surface » pour la première fois de sa carrière. Il a travaillé été sous terre pendant 25 ans.

« C'est un grand défi, dit-il. Après avoir été 25 ans sous terre, j'ai eu l'opportunité d'œuvrer sur un projet de fosse et puis il ne faut pas se le cacher, dans l'avenir il y a beaucoup de fosses qui sont susceptibles de venir au monde. Dans notre cas c'est très intéressant d'aller chercher cette expertise-là. Sous terre, on vit dans un monde en trois dimensions, c'est vraiment différent. Je pense qu'on a toutes les contraintes, sous terre. Les contraintes de temps, les contraintes de dynamitage, les contraintes de service et ainsi de suite. Les accès sont plus limités. Quand on parle d'une fosse, on a des accès qui sont évidemment plus de surface, avec une plus grande facilité [d'accès­]. C'est quelque chose de complètement différent, et puis beaucoup plus accessible et efficace. »

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