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Injonction et action collective contre Canadian Malartic : l'avocat aux dossiers rencontre la population

Plus de 90 personnes ont assisté à une rencontre du Comité des citoyens de la zone sud de Malartic jeudi soir au théâtre Meglab. Le but de l'assemblée était d'informer les résidents sur les recours juridiques entrepris contre la mine Canadian Malartic, soit l'injonction et l'action collective. Canadian Malartic a voulu rectifier des faits.

L'injonction sera entendue au cours de la semaine du 13 mars, au Palais de justice de Val-d'Or. Quant à l'action collective, les audiences auront les 12 et 13 avril.

L'avocat responsable du dossier, Philippe Trudel, du cabinet Trudel, Johnston et Lespérance, encourage la population de ne pas demander les compensations de la mine pour la dernière année et de ne pas signer la quittance qui s'y rattache. « Je sais que ce n'est pas facile. Je vous invite à vous tenir debout et à être patients. Vous ne serez pas déçus », assure-t-il.

En ce qui concerne ceux qui ont déjà signé la quittance, Me Trudel affirme qu'ils seront tout de même représentés dans l'action collective.Il a d'ailleurs mentionné que la demande d'action collective a été modifiée pour réduire les obligations de la quittance que signent les gens qui adhèrent aux compensations de la mine.

« C'est très important de comprendre la situation des gens qui ont accepté les indemnités pour des raisons économiques, pour des raisons de pression aussi ; les gens qui travaillent pour la minière, qui connaissent quelqu'un qui travaille pour la minière, un parent. Alors, il ne faut pas jeter la pierre à ces gens-là. On est loin de jeter la pierre à ces gens-là. On les représente aussi dans le recours collectif et on va demander, dans le recours collectif, que le juge se penche sur la validité des quittances que ces gens-là ont signée, parce qu'on pense qu'ils n'ont pas eu une information adéquate », explique-t-il.

Canadian Malartic précise des faits

La direction de Canadian Malartic a réagi aux propos de Me Trudel.

La minière tient à souligner que le 15 novembre dernier, le juge Robert Dufresne rejetait une demande des avocats du Comité, qui insinuait que les citoyens avaient été mal informés sur la portée de cette quittance.

La compagnie mentionne aussi que le 1er février dernier, le juge à la Cour d'appel du Québec, a rejeté la requête pour permission d'appeler de cette décision, comme le demandait les avocats du Comité de citoyens le 15 décembre.

Enfin, la minière rappelle qu'elle souhaite favoriser une approche de collaboration avec la communauté et non de confrontation et croit que la judiciarisation de la situation est regrettable.

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