Retour

Interrogations chez les élus face à la fermeture des ondes de CKRN par RNC Média

La fin de la diffusion du signal local à la télévision de Radio-Canada, CKRN, soulève certaines interrogations en Abitibi-Témiscamingue.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Hier, RNC Média annonçait qu'elle ne diffuserait plus le signal local de la télévision de Radio-Canada dès le 25 mars, à minuit.

Le candidat du Parti Québécois aux prochaines élections dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Gilles Chapadeau, estime que l'Abitibi-Témiscamingue perdra environ quatre heures de nouvelles régionales télévisées avec la fin de la diffusion du signal local à CKRN.

« Il y a une mission de la part de Radio-Canada de donner un service dans l'ensemble des régions du Québec. Déjà, il y avait un retard quand on compare au Bas-Saint-Laurent au niveau de la télévision. Je peux comprendre qu'on puisse aller vers une transition vers le numérique, mais je pense que c'est mal connaitre l'Abitibi-Témiscamingue de penser que tout le monde va prendre les nouvelles à partir d'une tablette ou du numérique. On a encore un déficit au niveau de la couverture Internet. S'il y a une transition à faire, qu'on fasse la transition et qu'on le fasse de façon graduelle et pas de la façon dont c'est fait maintenant », déclare-t-il.

Chambre de commerce

Le président de la chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, s'inquiète également des impacts de la fin de la diffusion locale du signal CKRN.

« On a une certain inquiétude à savoir "est-ce que la couverture journalistique sera suffisante et qu'on va rapporter les nouvelles régionales au national?". On comprend que la volonté de Radio-Canada est là de bien couvrir la région du côté radiophonique, il n'y a aucun problème, la couverture est excellente. Du côté de la télévision, on fait confiance aux gens, mais c'est sûr qu'on va rester en mode vigie », souligne-t-il.

La députée néodémocrate d'Abitibi-Témiscamingue, Christine Moore, a l'intention de suivre de près la suite des choses au niveau de la couverture journalistique régionale.

« C'est sûr que cette nouvelle-là perturbe un peu, donc j'ai l'intention de continuer à être en contact avec Radio-Canada pour voir un peu leur stratégie au niveau de l'information régionale et de s'assurer que ça continue d'être vivant en Abitibi-Témiscamingue », indique-t-elle.

L'Abitibi-Témiscamingue très importante pour la SRC

En entrevue jeudi sur nos ondes, le directeur général des Services régionaux à Radio-Canada, Marco Dubé, a parlé de l'importance de l'Abitibi-Témiscamingue pour la société.

« On a réinvesti dans les dernières années pour avoir plus de journalistes sur le terrain. On fait une couverture sur 7 jours, 18 heures par jour pour s'assurer de l'information locale qu'on produit, nous Radio-Canada. Dans la région, il n'y a pas de moyen plus efficace que l'offre numérique via des site web qui sont accessibles à n'importe quel moment de la journée sur une panoplie d'appareils », fait-il valoir.

Gilles Chapadeau propose également la mise en place d'une table des communications et de l'information en concertation, entre autres, avec Radio-Canada et les médias écrits de chez-nous.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards