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Josiane O’Rourke, de Senneterre à la Nouvelle-Zélande pour enseigner le yoga

« Aller voir ailleurs ». C'est ce qui motivait Josiane O'Rourke à quitter Senneterre, à l'époque où elle terminait ses études secondaires. S'exiler à Jonquière pour les études puis à Montréal pour le travail aura finalement suffi pour réaliser qu'on peut sortir la fille du bois, mais que les racines, elles, sont toujours aussi solidement accrochées.

Une rencontre d’Angie Landry

Josiane O’Rourke est professeure de yoga sur terre - en studio, chez les gens, dans les parcs et en entreprise - mais elle le fait aussi « sur mer », sur différents plans d’eau dans le monde. Elle pratique et enseigne le yoga sur Stand Up Paddle Board (SUP) sur le fleuve St-Laurent depuis sept ans. Mais au cours des deux dernières années, elle a traversé la planète pour exercer son métier en Nouvelle-Zélande.

Pour la troisième fois, elle s’apprête à quitter le sol québécois pour aller rejoindre son époux à plus de 24 h de décalage horaire. Pendant six mois, elle vivra au rythme de son emploi à Wellington.

Saisir les opportunités

Appelé à travailler dans les multiples décors qui ont servi aux différents épisodes des films cultes Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit, c’est le mari de Josiane qui oeuvre dans le milieu du cinéma, qui a laissé germer l’idée qu’elle puisse un jour le rejoindre et entreprendre à son tour différents contrats en Océanie.

Des opportunités qui lui permettent de joindre à l’utile cette passion du voyage. « Je voyage depuis belle lurette, soutient Josiane. Tout a commencé par un échange étudiant aux États-Unis après le secondaire, mais j’ai eu la piqûre et je me suis assurée de voyager régulièrement depuis. Je suis allée quelques fois en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Australie. Plus récemment j’ai commencé l’exploration de l’Asie et je suis allée en Europe », raconte celle qui s’est mariée dans les contrées uniques de l’Irlande.

Comme la pratique du yoga est accessible dans le monde entier et qu’elle parle anglais, il a été somme toute facile, pour Josiane, de trouver des studios de yoga où travailler jusqu’à maintenant.

Nouvelle-Zélande et l’Abitibi : la nature et la chaleur des gens

Ce n’est pas un hasard si Josiane a accepté de rejoindre son mari et de faire le saut pour s’installer pour quelques mois par année sur le continent le plus loin de l’Amérique du Nord.

« Il y a le choix de la destination. La Nouvelle-Zélande, c’est très « nature ». On y retrouve nos repères quand même facilement, les gens sont très gentils, chaleureux et conviviaux. On retrouve ça au Québec, mais surtout en Abitibi. Je pense qu’en choisissant cette destination, ça facilite beaucoup l’adaptation », estime Josiane.

Josiane O’Rourke estime que d’avoir vécu en Abitibi-Témiscamingue dans ses premières années de vie lui a donné le contexte idéal dans lequel elle a pu grandir avec une grande liberté.

Quitter l’Abitibi : un recul nécessaire

Comme bien d’autres jeunes de la région, Josiane O’Rourke a ressenti le besoin de quitter après les études secondaires pour « aller voir ailleurs ». Elle souhaitait ainsi connaître ce qui l’attendait à l’extérieur d’un contexte économique plus difficile, qui sévissait début des années 2000.

Après un échange aux États-Unis à la fin de son diplôme d’études secondaires, Josiane se rend à Jonquière, au Saguenay, pour compléter ses études collégiales en Art et technologie des médias (ATM). C’est là qu’elle rencontrera son mari. Elle quitte vers Montréal pour travailler dans le domaine des effets visuels au cinéma, mais elle réorientera sa carrière en raison de l’instabilité du domaine.

« Pour être totalement honnête, raconte Josiane, je suis partie de la région, car je trouvais qu’il ne s’y passait rien! J’avais soif d’aventure et de dépaysement! Je n’avais pas compris qu’il y avait de l’espace pour être entrepreneur, pour prendre la relève, pour créer », avoue-t-elle.

Désormais, chaque fois qu’un contrat se termine en Nouvelle-Zélande, il est impératif pour elle de ramener ses pénates au Québec pour les autres six mois de l’année. « Les racines, pour ma part, sont fortes », soutient-elle.

Même si ses parents ne demeurent plus dans la région depuis quelques années, Josiane avoue se faire un devoir de revenir en Abitibi-Témiscamingue chaque année. « Je suis toujours agréablement surprise de la voir évoluer, changer et se dégourdir. Et je suis souvent envieuse de la qualité de vie des gens! », avoue-t-elle.

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