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Jour du Souvenir en Abitibi-Témiscamingue : « Saluer le sacrifice » - major André Desrochers

Le major André Desrochers est aux commandes du 34e régiment de génie de combat, détachement de Rouyn-Noranda. Il revient tout juste d'un exercice militaire qui s'est déroulé au Portugal au cours des dernières semaines. De passage à l'émission Le Radio-Magazine, il a non seulement expliqué en quoi consistait cet exercice, mais il a aussi répété l'importance et la signification du jour du Souvenir.

« Saluer le sacrifice »

Dimanche dernier, une cérémonie officielle soulignant le jour du Souvenir s'est déroulée à Rouyn-Noranda. Le major Desrochers n'a pu y être, n'étant pas encore de retour du Portugal. Il compte donc profiter de ce 11 novembre pour se recueillir.

« Je vais prendre un moment de recueillement, dit-il. J'invite toute la population à faire la même chose à 11 h, au moins une minute de silence. C'est extrêmement important. » 

André Desrochers rappelle la signification du jour du Souvenir.

Il se dit conscient que plusieurs personnes ne sont pas toujours d'accord avec les décisions qui apportent un déploiement militaire. « On l'a vu en Afghanistan, les gens n'étaient peut-être pas toujours en support de la mission, mais supportaient les troupes. Et c'est un peu ça. C'est un salut au sacrifice. Il y a plusieurs personnes qui ont fait beaucoup de sacrifices au cours des années », souligne-t-il.

Malgré qu'il sente un grand respect pour le jour du Souvenir de la part de la population, le major Desrochers croit qu'il y a « toujours un travail d'éducation à faire. Il y a de plus en plus d'écoles qui nous demandent d'envoyer des gens parler de la signification de la cérémonie. »

Démonstration de force au Portugal

En ce qui concerne l'exercice militaire auquel il a participé au Portugal, il s'agissait d'un déploiement militaire de l'OTAN qui visait deux grands objectifs.

Il s'agissait premièrement d'une démonstration de la cohésion de l'OTAN face à certaines tensions internationales.

« L'autre objectif est de montrer l'interopérabilité, qui est un grand mot pour dire que chaque nation, chaque armée nationale, a des équipements et des procédures qui lui sont propres, mais dans un contexte d'alliance, on doit s'assurer que tout ça soit compatible », explique-t-il.

Le major Desrochers connaissait bien les manoeuvres à exécuter au Portugal. « Avant d'être muté à Rouyn, j'ai travaillé pour l'OTAN et j'ai été l'auteur de la doctrine qu'on mettait en oeuvre pendant cet exercice-là », mentionne-t-il.

Pour en savoir plus, écoutez notre entrevue complète avec le major André Desrochers.

Retour sur la Première Guerre mondiale

Michael Boire, professeur d'histoire militaire canadienne est spécialiste de l'histoire du Canada en lien avec la Première Guerre mondiale au Département d'histoire du collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario. Il était invité à l'émission Des matins en or pour rappeler les grands faits historiques entourant ce conflit qui a mené, aujourd'hui, au jour du Souvenir.

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