Le front commun de la fonction publique a amorcé aujourd'hui sa première journée de grève pour dénoncer la lenteur des négociations concernant le renouvellement de leurs conventions collectives. En Abitibi-Témiscamingue, les syndicats évaluent à près de 10 000 le nombre d'employés qui sont concernés par la grève dans l'éducation, la santé ou des organismes gouvernementaux. Plusieurs ont érigé des piquets de grève devant leurs lieux de travail.

À Ville-Marie, au Témiscamingue, des dizaines d'employés se sont rassemblés tôt le matin devant la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue. Ils ont également marché dans les rues de Ville-Marie. Le mot d'ordre : dénoncer les compressions dans le milieu de l'éducation entre autres, explique Sophie Paquin, du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), représentante du personnel de soutien à la commission scolaire.

« C'est sûr que la grève, ce n'est pas le choix idéal, mais monsieur Couillard nous tient un peu dans le brouillard, donc nous, on veut montrer qu'on se tient pour revendiquer les services publics, puis le service aux élèves », affirme-t-elle.

Pour Kim Leroux, enseignante au primaire, ce sont surtout les élèves et les femmes qui sont victimes des compressions. « On défend beaucoup les conditions pour les enfants dans nos écoles, au niveau de l'aide à apporter. Ça, c'est notre première préoccupation. Dans l'enseignement, il y a beaucoup de femmes qui sont en poste et toutes les coupures vont engendrer des difficultés au niveau salarial ou des conditions de travail », craint-elle.

La grève a obligé plusieurs parents à se trouver un plan B pour la journée. C'est le cas de Jean-Christophe Beauchamp, qui a décidé de garder ses enfants. Mais il a tenu à être présent à la manifestation. « Les gens qui décident de faire ça, ce n'est pas pour leur bien personnel, c'est pour les enfants », estime-t-il.

Nadine Jutras a fait appel à ses beaux-parents pour garder ses trois enfants. Sans cette option, elle aurait dû s'absenter du travail, mais dans les deux cas, elle est favorable aux revendications des manifestants. « Je pense qu'il faut appuyer entre autres les professeurs et tous les gens qui sont touchés par la grève », dit-elle.

Des manifestations ont eu lieu dans les cinq MRC d'Abitibi-Témiscamingue.

Si l'impasse persiste aux tables de négociation, les syndicats promettent d'autres journées de grève les 9 et 10 novembre ainsi que les 1ers, 2 et 3 décembre.

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