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L'Abitibi-Témiscamingue a perdu 539 citoyens en 2014-2015

L'Abitibi-Témiscamingue obtient un solde migratoire interrégional négatif pour l'année 2014-2015. L'Institut de la statistique note que le nombre de citoyens entrants a diminué de façon marquée. Cette situation pourrait s'expliquer par le ralentissement observé dans l'industrie minière, mais aussi par un certain essouflement des migrations de retour dans la région.

539 citoyens en moins

Au cours de 2014-2015, 1925 citoyens sont venus s'établir dans la région, mais 2464 autres ont quitté le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue. Il y a donc 539 personnes de moins en tenant compte des entrées et des sorties sur le territoire. L'Institut de la statistique a publié aujourd'hui son bilan de la migration interrégionale dans la province.

Ralentissement minier ou essouflement des migrations de retour?

Cette situation pourrait s'expliquer par un ralentissement dans le domaine minier. Mais la démographe à l'Institut de la statistique du Québec, Martine St-Amour, avance aussi qu'on puisse faire face « à un certain essouflement des migrations de retour. Ça peut aussi être une hypothèse parce qu'on le sait, si on retourne au début des années 2000, le nombre de personnes qui sortaient de la région était beaucoup plus important que maintenant finalement. On sait qu'il y a des personnes qui finissent par revenir dans la région. Peut-être qu'on a eu au cours des dernières années des migrations de retour qui qui commencent à s'essoufler. »

Toutes les MRC de la région affichent un solde migratoire négatif.

La diplomation, une solution?

Pas de surprise, du côté du Carrefour jeunesse-emploi d'Abitibi-Est, ni de l'organisme Valorisation Abitibi-Témiscamingue, en effet. On rappelle que les régions dites ressources, sont toujours « fragiles » aux mouvements de population, pour reprendre les mots de la directrice générale du CJE d'Abitibi-Est. Mélanie Racette note que des 217 personnes qui ont quitté la MRC de la Vallée-de-l'Or en 2014-2015, 27 étaient des jeunes de 15 à 24 ans. Les chiffres de l'ISQ lui font donc dire qu'il faut redoubler d'ardeur auprès des jeunes diplômés, et surtout cibler les interventions de manière plus spécifique.

« Desjardins études économiques avait publié une étude qui stipulait que le manque de candidats compétents qui possèdent les compétences techniques et spécifiques à une profession était la principale difficulté de recrutement qui était évoquée par les employeurs en Abitibi-Témiscamingue », souligne Mme Racette.

Elle ajoute travailler sur ce dossier avec les autres CJE de la région, ainsi qu'avec Valorisation Abitibi-Témiscamingue (VAT).

« Ramener nos jeunes chez nous »

D'ailleurs, du côté de VAT, on note que les données sur le solde migratoire ne tiennent pas compte des naissances et des décès. Même si la nuance est importante, l'agent de développement Michel Desfossés dit suivre le dossier de près. Il souligne d'ailleurs que cela replonge VAT au coeur de sa mission.

En 2008 à la naissance de VAT, on connaissait des soldes migratoires négatifs qui nous ont amené comme région à prendre position et à se dire qu'il faut faire quelque chose avec ça. Donc, il faut avoir cette approche pour ramener nos jeunes chez nous autant que faire se peut et aller chercher d'autres candidats.

Au Québec, l'Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord sont deux régions où le nombre de citoyens entrants a diminué de façon marquée en 2014-2015.

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