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L'Abitibi-Témiscamingue réagit au cabinet Trudeau : un sentiment de renouveau

Le cabinet des ministres dévoilé hier par le nouveau premier ministre Justin Trudeau suscite de l'espoir dans la région. Même les députés de l'opposition donnent une chance au gouvernement et disent espérer une meilleure collaboration du Parti libéral avec les partis d'opposition. Les chefs autochtones pour leur part saluent l'ouverture démontrée lors de l'assermentation du nouveau premier ministre et sont confiants de le voir rapidement mettre sur pied une commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Un sentiment de renouveau : c'est en ces termes que l'ancien professeur de sciences politiques Jean De Denus décrit le cabinet Trudeau.

Quand son père avait pris le pouvoir, on a senti un nouvel élan, quand Lesage est arrivé, quand Lévesque est arrivé, c'est comme si c'était un événement marquant, un nouvel élément, ça brisait avec la continuité. Ce que je sentais, c'était un vent de fraîcheur.

Impliqué au sein de la famille libérale depuis plusieurs années, il salue aussi la diversité de l'équipe Trudeau. « C'est un cabinet qui reflète mieux la réalité canadienne. On n'est peut-être pas conscients comme Québécois, comme Témiscabitibiens, que le pattern change, mais il est en train de changer ce pattern-là », croit M. De Denus.

Il s'attend à une annonce rapide quant à la mise sur pied d'une commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Une opinion partagée par le chef de Pikogan, David Kistabish. « On s'attend à avoir des réponses bientôt. De toute façon, j'ai l'intention de leur rappeler qu'on est là et de leur rappeler qu'ils se sont prononcés à ce niveau-là, assure-t-il. Je ne m'attends pas à ce que ce soit dans un délai très long, je m'attends à ce que ce soit dans un court délai, qu'il se soit prononcé, que ce soit mis de l'avant. Ça va rassurer beaucoup de gens et ça va donner des réponses à beaucoup de personnes qui n'ont jamais eu de réponse par rapport à des personnes qui sont disparues. Je pense entre autres à une personne de chez nous au nom de Sindy Ruperthouse. Bref, on s'attend à ce que ça débloque et qu'on aille au fond des choses à ce niveau-là. »

Le chef salue aussi l'ouverture démontrée par le premier ministre qui a nommé deux autochtones au sein de sa garde rapprochée.

De son côté, la néo-démocrate Christine Moore entrevoit une meilleure collaboration. « Le gouvernement conservateur ne travaillait pas en équipe du tout. Maintenant c'est sûr qu'on est prêts à travailler en équipe. On espère que la mentalité, au niveau de la façon de travailler ça va changer également », souhaite-t-elle.

Les travaux parlementaires reprendront le 3 décembre, la veille du premier discours du Trône de Justin Trudeau.

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