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L'Abitibi-Témiscamingue subira la fermeture de l'abattoir Les Viandes Laroche

La fermeture de l'un des derniers abattoirs de viande bovine aux Québec a des répercussions sur les distributeurs de l'Abitibi-Témiscamingue

Avec les informations de Vanessa Limage

Les Viandes Laroche, d'Asbestos a annoncé hier qu'elle allait fermer ses portes. La hausse du prix du boeuf et la compétition des abattoirs à grand volume ont eu raison de l'entreprise familiale Les Viandes Laroche.

À la boucherie Aux côtes croisées, de Rouyn-Noranda, le public est au rendez-vous, mais la propriétaire Manon Chamberland est préoccupée par cette nouvelle. Elle commandait près de 900 livres de viande de boeuf par semaine, auprès de l'abattoir d'Asbestos.

« Il y a quand même une qualité de viande qu'on peut retrouver ailleurs, mais le Québec, reste le Québec. Puis c'est pour l'économie du Québec que je travaillais dans ce sens-là, mais j'espère que tous les gens vont continuer à venir nous voir », témoigne Manon Chamberland. 

Impact pour les producteurs

Maurice Migneault, éleveur bovin à Mont-Brun envoyait du bétail chez Viandes Laroche. Il croit que les abattoirs du Québec font face à une forte compétition de l'étranger. « Il n'y a pas d'abattoir québécois ou canadien qui peut aller accoter les Américains. Nous, ici, il faut enlever les MRS [matière à risque spécifique], mais on sait qu'on peut dire c'est au moins une concurrence d'au moins 40-45 dollars par tête [de boeuf]. Plus eux autres [les Américains], ils ont un volume d'abattage gigantesque. Donc ils ont l'escompte de volume », explique-t-il. 

L'abattoir d'Asbestos espérait une aide financière de 2 millions de dollars de Québec, mais l'entreprise a été incapable de prouver sa rentabilité pour recevoir la totalité de la somme.

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